Immobilier : un retournement des prix au 4ème trimestre, selon la FNAIM

La FNAIM a présenté jeudi son bilan de l’année 2015 sur le front du marché de l’immobilier.

La FNAIM a fait état jeudi de son bilan 2015. L’un des faits marquants reste l’accélération de l’activité au second semestre 2015. « Après une stabilité au 1er semestre (entre 695 000 et 700 000 sur 12 mois glissants), le niveau augmente de façon continue et rapide depuis juin, de sorte que l’on pourrait atteindre, voire dépasser 800 000 ventes sur l’année 2015 » a noté la fédération dans a note.

Parallèlement à cette reprise, les prix marquent aussi un retournement. « Les prix semblent repartir à la hausse. Si leur évolution sur un an reste négative (-1,9% France entière et -1,4% en Île-de-France), le quatrième trimestre marque en effet un retournement, avec une augmentation sur trois mois de 1,9% pour l’ensemble de la France et de 0,7% en Île-de-France » note la FNAIM.

Selon la FNAIM, la psychologie sur le marché est en train de changer. « les acheteurs ont cessé d’anticiper des baisses de prix et ne sont donc plus enclins à attendre pour réaliser leur projet » indique la fédération.

Celle-ci est positive, la réforme du PTZ devant contribuer à un renforcement de l’activité. « Non seulement dans les secteurs de la production et de la vente de logements neufs, mais aussi l’immobilier existant » note le FNAIM.

Détente sur le marché locatif

Sur le marché locatif, une tendance à la détente est observée. « Pour la seconde fois depuis qu’il existe, l’indice de référence des loyers au 4e trimestre 2015 affiche une baisse. La diminution est, certes, infime (- 0,01% sur un an), mais le fait est suffisamment rare pour attirer l’attention » analyse la FNAIM. « Cette évolution n’est pas une surprise, puisque l’augmentation des loyers était en décélération constante depuis le début de 2012. Elle reflète une détente générale des marchés locatifs » indique la FNAIM.

Cette détente devrait contribuer, selon la FNAIM, à s’interroger sur un certain nombre d’objectifs affichés depuis des années. « Est-il vraiment nécessaire de construire 500 000 logements par an, alors qu’un volume beaucoup plus faible n’entraîne pas, la conjoncture récente le montre, l’aggravation des tensions et que se manifeste au contraire une certaine détente des marchés ? L’état du parc existant ne devrait-il pas être le premier sujet de préoccupation, alors que les objectifs de la transition énergétique sont très loin d’être atteints et ne semblent pas en voie de l’être » s’interroge la fédération.






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