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A l’occasion du conseil de la Métropole, le maire de Saint-Priest est intervenu sur le déficit de transport en commun dans la zone Est.
Une délibération était présentée lundi, lors du conseil de la Métropole sur le PDIE Est lyonnais. Gilles Gascon, maire de Saint-Priest et conseiller métropolitain, est intervenu à cette occasion lorsqu’une proposition de subvention à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne a été présentée au conseil.
Tout en indiquant qu’il voterait pour cette subvention, laquelle concoure pour lui, par la facilitation des modes de transports alternatifs à la voiture ou le co-voiturage, à ce bien-être des salariés et des entrepreneurs, Gilles Gascon s’est montré plus critique sur les déplacements dans la zone Est.
Le rapport notait en effet qu’il existe « un déficit de transport en commun » sur le territoire et notamment celui de Saint-Priest. Or, à côté des liaisons routières ou autoroutières et de la proximité des gares et aéroports, la qualité de vie proposée aux salariés est un facteur de plus en plus pris en considération par les entreprises dans leur choix d’implantation. Une qualité de vie qui dépend notamment du transport.
Transports en commun insuffisants au niveau du Technoparc
Le maire a notamment cité, pour mettre en exergue les difficultés liées au transport, un courrier d’une entreprise de haute technologie installée récemment sur le Technoparc de Mi-plaine : « Nous tenons à porter à votre connaissance le problème d’absence de moyens de transports en commun au niveau du Technoparc. Nos salariés sont contraints de parcourir 1,5 km pour rejoindre l’arrêt de la ligne 26 qui n’offre pas, de plus, de fréquence adaptée aux horaires de bureau. »
L’élu a par ailleurs rappelé que le versement transports payé par les entreprises n’était pas anodin dans leurs charges, avec un taux applicable sur la masse salariale de 1,85% depuis le 1er janvier, en augmentation d’environ 6%. « Nos entreprises sont donc en droit de réclamer un service mieux adapté. Favoriser le transport public, les modes doux et alternatifs, c’est bien. Raccourcir les temps et les distances de trajets domicile-travail est également une piste mais pas suffisamment développée. Cela nécessiterait une réflexion d’ensemble qui nous obligerait à ne pas raisonner uniquement selon le modèle de la ville centre et de ses relations, parfois difficiles, avec la première, la deuxième et plus tard la troisième couronne » a indiqué Gilles Gascon.
Il a également tenu à rappeler le rôle que devait avoir la gare de Saint-Priest, un outil de développement du transport selon lui « largement sous utilisé qui met cette partie de l’Est à 12 minutes du centre de Lyon ». Il a ainsi rappelé à Gérard Collomb que ce dernier avait cité la gare de Saint- Priest comme pouvant s’inscrire dans un projet RER lyonnais qui serait à concevoir. « Et bien allons-y, ne perdons pas de temps » a lancé le maire de Saint-Priest au président de la Métropole.
