<p>(SDH/LPI)</p>
La fédération des promoteurs immobiliers a fait état de son observatoire des prix au troisième trimestre de l’année 2016. Les prix à Lyon augmentent de 7.3%.
Longtemps anticipée, la hausse des prix est bel et bien là dans l’agglomération lyonnaise. Les chiffres de la fédération des promoteurs immobiliers sont tombés ce matin et confirment ce qui était dans les tuyaux depuis des mois : les prix des logements neufs sont orientés à la hausse. Le prix de vente moyen au niveau national progresse en effet de 3,4% si on le compare au 3ème trimestre 2015.
Cette hausse des prix découle de la dynamique des ventes. Au 3ème trimestre, pour le 8ème trimestre consécutif, les ventes ont augmenté. Mêmes si les ventes n’ont toujours pas atteint les niveaux de 2010, celles-ci ont encore progressé de 25,1% au niveau national. Cette dynamique concerne tous les segments du marché (propriétaires occupants, ménages investisseurs, ventes en bloc et ventes de résidences avec services).
L’une des autres explications à la hausse des prix est une carence en matière d’offre de logements. Celle-ci a tendance depuis des mois, à se contracter, la hausse des mises en vente, qui atteint +4.5%, étant bien inférieure à celle des ventes.
4114 euros le m²
La hausse des prix est surtout sensible dans les zones tendues : à Strasbourg, la hausse des prix est de 7.8%, tout comme à Besançon. Et parmi les villes enregistrant les hausses de prix les plus marquées, on trouve l’agglomération de Lyon. Le prix au m² d’un appartement neuf a en effet progressé de 7.3% à 4114€, contre 3834€ l’an dernier. L’offre commerciale était quant à elle passée, au tournant de l’année 2016, sous les 12 mois de commercialisation. Elle n’est désormais plus, sur certains secteurs de l’agglomération, que de quelques mois. Cette rareté des produits, qui s’ajoute à une difficulté à reconstituer rapidement l’offre de logements, tend à susciter une hausse des prix dans la Métropole de Lyon, de nombreux promoteurs choisissant, parfois sur des « queues de programme », de remonter assez nettement leurs prix de vente.
Toutes les autres métropoles tendues s’inscrivent dans cette même tendance haussière : l’Ile de France (+4.9%), Bordeaux (+4.7%), ou encore Montpellier (+3.8%). On notera par ailleurs la progression de 3.6% des prix à Grenoble, à 3612€ le m². Inversement, la métropole de l’ouest de la région Auvergne Rhône-Alpes, Clermont-Ferrand, enregistre des prix en repli de 2.3% à 3128€.

Il faut supprimer toutes les aides à l’achat, on sait tous leurs effets inflationnistes sur les prix.