<p>(SDH/LPI)</p>
La crise quantitative de l’offre locative privée se renforce, selon Clameur, qui a fait état aujourd’hui de son traditionnel point sur le marché locatif.
Le dernier point sur le marché locatif réalisé par Clameur tend à confirmer une forte hausse de l’activité sur ce segment. La hausse de la mobilité résidentielle atteint en effet des sommets inédits depuis le milieu des années 2000. Conséquence directe : les prix des locations sont en nette progression. On observe en effet sur le marché de la relocation et des locations nouvelles une hausse de 8,9% de l’activité sur les 10 premiers mois de 2016, en glissement annuel.
Il y a un an, les prix des loyers baissaient de 1,1% sur les 10 premiers mois de l’année. Cette année, la tendance est inverse. Il progresse, sur ces mêmes mois, de 1%. Clameur précise néanmoins que cette hausse n’est pas homogène géographiquement. La progression est plus marquée dans certains secteurs, tel qu'au Mans, à Nice, à Rennes, à Bordeaux, au Havre, à Lille, à Lyon, où la hausse est plus forte que la moyenne.
Hausse des loyers, crise de l’offre ?
Dans la préfecture d’Auvergne Rhône-Alpes, les prix des loyers ont en effet augmenté de 1,1 % en 2016, alors qu’ils avaient baissé de 3,3 % en 2015, et augmenté de 2,1% en 2014. Le loyer moyen s’élève dans la ville, à 12, 8 € le mètre carré. Les loyers progressent moins que la moyenne nationale dans plusieurs villes, comme à Grenoble, à Angers, à Toulon, ou encore à Strasbourg. Il s’avère même en baisse à Reims, qui enregistre une baisse des loyers de 1,9%. Par ailleurs, à Saint-Étienne, les loyers sont stables à 7,6€ le mètre carré.
L’institution note par ailleurs que la mobilité résidentielle est en nette hausse sur le marché locatif. Celle-ci s’établit en effet à 33%. Dans les faits, cela veut dire que près d’un tiers des locataires changent de logement durant la période observée. Une tendance qui contribue ainsi à dynamiser le marché locatif, et notamment les loyers.
Clameur met par ailleurs en garde vis-à-vis d’une cris de l’offre « Au-delà de ces tendances régionales, le risque d’une crise quantitative sévère de l’offre locative privée se renforce néanmoins dans les villes où les déséquilibres des marchés sont déjà prononcés (Lille et Paris, notamment), du fait de l’insuffisance de la construction privée constatée depuis de nombreuses années, alors que dans ces villes la mise en oeuvre de l’encadrement des loyers conduit les propriétaires bailleurs dont les recettes locatives diminuent à restructurer leur patrimoine en défaveur des placements immobiliers » indique l’insitution.

attendons de voir la présidentiel …
C’est amusant de constater en 2018 que la tendance est resté la même malgré certaines bonnes volontés politiques sous Holande…