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Les premiers chiffres dévoilés au titre du premier trimestre 2017 par les réseaux Century 21 et Guy Hoquet l’Immobilier laissent transparaitre des tensions sur le front des prix. Y compris à Lyon.
Le trimestre est à peine terminé que les réseaux d’agences se pressent pour annoncer leurs chiffres de ventes et de prix de l’immobilier. Century 21 présentait lundi un bilan du premier trimestre 2017 à Paris. Et celui-ci est clairement marqué par une hausse sur le front des prix. « C’est du jamais vu, les prix immobiliers parisiens viennent d’établir un record absolu : 8743 € le m² » indique Laurent Vimont, le président de Century 21 France. La hausse s’établit ainsi, dans la capitale à 5,1% pour atteindre un nouveau sommet, près de 700€ plus élevé qu’en 2015.
Les ventes, pour autant, ne s’étiolent pas, bien au contraire. La hausse d’activité est en effet à deux chiffres, avec une hausse de 20% sur douze mois. Les délais de vente raccourcissent pour atteindre 65 jours en moyenne (-3 jours), mais restent loin des plus bas observés en 2011 (44 jours à l’époque).
La hausse pourrait, selon le dirigeant, se poursuivre : les prix parisiens peuvent atteindre 9000 € le m², certes, mais cela ne peut pas être sans conséquence à moyen terme sur le volume d’activité. Rappelons-nous les leçons d’un passé pas si lointain : même les arbres ne peuvent monter jusqu’au ciel» ajoute Laurent Vimont.
Même constat chez Guy Hoquet l’immobilier
Le réseau d'agences immobilières Guy Hoquet l’immobilier faisait lui aussi un point mardi matin sur le marché immobilier au niveau national. Et, selon lui, l’activité est également au beau fixe, le volume de transactions ayant augmenté de 15,4% au niveau national au sein des 450 agences de l'enseigne. Une croissance tant visible à Paris (+17%) qu’en Ile-de-France (+15.5%). Cette hausse de l’activité a, selon le réseau, un impact en termes de prix : ces derniers ont augmenté de 2,1% au niveau national sur un an, à 2.700 euros le m2 en moyenne au premier trimestre. Il faut dire que le déséquilibre s’installe sur le marché : le nombre d'acquéreurs a en effet progressé de 20%, quand, dans le même temps, celui des biens à vendre se réduisait de 15%.
Et la hausse des prix à Paris, également constatée par Guy Hoquet, n’est pas un fait isolée. Le mouvement est également visible dans les métropoles régionales, telles que Bordeaux (+ 5 %), Nantes (+ 4,3 %) ou encore Lyon, où les prix ont augmenté, selon le réseau de 5.4% en un an.
