<p>Valérie Fournier, présidente de la fédération des ESH (SDH/LPI)</p>
Celle-ci a récemment publié une étude menée avec le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger sur ces entreprises, et le logement social en France.
La Fédération des entreprises sociales pour l'habitat (ESH) représente 240 sociétés HLM gérant 2,3 millions de logements. A l’occasion du débat des élections présidentielles, celle-ci a publié une étude menée avec le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger sur les ESH et le logement social en France.
L’étude a pour objet d’évaluer l’impact du secteur HLM sur l’économie française. Elle scénarise les effets des principales propositions des candidats à la présidentielles sur le modèle de ces entreprises. Tirant les enseignements de cette étude, elle a avancé 6 propositions pour améliorer et pérenniser le modèle français du logement social.
Des contributions significatives
Dans un premier temps, l’étude dresse un tableau des coûts et bénéfices du secteur du logement social dans l’économie française. Elle montre ainsi que si le secteur locatif libre consomme moins d’aides publiques, sa contribution sociale se situe en deçà de celle du logement social.
Pour Valérie Fournier, Présidente de la Fédération des ESH, « l’étude montre que les contributions du logement social dans l’économie sont significatives. D’une part car il permet un supplément de pouvoir d'achat à ses locataires via une baisse de loyer de 4,5 milliards d’euros. D’autre part, car le secteur dégage 0,6% de PIB au profit de l'économie nationale et génère 260 000 emplois directs et indirects : une contribution plus forte que le privé ».
L’étude a ainsi scruté les propositions, telles que l’allocation unique, l’abandon potentiel du tiers payant, le taux de TVA réduit, l’adaptation de la loi SRU, la TFPB. Elle se penche ensuite sur les grandes thématiques et propositions émises par les candidats à la présidentielle sur le logement social et modélise cinq scénarios pour simuler et chiffrer leurs impacts sur le modèle des ESH.
6 propositions
Elle a, pour répondre à ces différents scénarios d'évolution, réaffirmé la nécessité d’améliorer et de pérenniser le modèle français du logement social, en formulant 6 propositions, comme celle de mieux prendre en compte les réalités démographiques et sociales dans les territoires, métropolitains et d'outre-mer. La fédération souhaite également sanctuariser le rôle des aides personnelles au logement et du tiers-payant, mais aussi pérenniser la capacité du logement social à contribuer au modèle économique et social français.
La fédération souhaite alléger la règlementation, en particulier dans la construction neuve, afin de diminuer les coûts et de réduire les délais, ou encore donner au NPRU les moyens et les conditions de son succès par un retour de l'Etat dans son financement. Enfin elle souhaite que le "HLM" soit vu comme une réponse à certains dysfonctionnements sociaux de la Cité et du marché.
« Notre souhait est de permettre au modèle français du logement social d'être plus efficace et pérenne tout en demeurant fidèle à sa mission d'utilité publique. Ces mesures ont été présentées en Conseil fédéral le 29 mars elles serviront comme support de travail de la Fédération ces prochains mois », indique Valérie Fournier.
