<p>(INSEE)</p>
Le Rhône, l’Isère et le Puy-de-Dôme concentreront une croissance démographique supérieure à la moyenne régionale, tout comme l’Ain et la Haute-Savoie.
La croissance démographique va se poursuivre en Auvergne-Rhône-Alpes d’ici à 2050. Dans les 30 prochaines années, malgré un contexte de ralentissement démographique au niveau national et de vieillissement de la population, la région va enregistrer une croissance démographique rapide supérieure à la moyenne française.
La croissance de la population régionale sera toutefois inégale selon les territoires. L’INSEE précise que les départements de Haute-Savoie et de l’Ain concentreront, selon ses projections, 30% de l’accroissement régional de population, à la faveur de leur attractivité résidentielle propre.
Le Genevois français, secteur le plus dynamique
La croissance de la population de l’aire transfrontalière genevoise devrait en effet s’amplifier si les tendances démographiques observées se prolongeaient. Les départements de Haute-Savoie et de l’Ain compteraient ainsi 500 000 habitants supplémentaires en 2050, soit la population de Lyon, note l’institut statistique. « La Haute-Savoie est le département dont la croissance démographique, supérieure à 0,8 % par an, serait la plus forte de l’ensemble des départements de France métropolitaine », relève d’ailleurs l’INSEE.
Les départements jeunes et urbains du Rhône, de l’Isère et du Puy-de-Dôme, dynamisées par les agglomérations de Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand, devraient afficher une croissance démographique supérieure à la moyenne régionale, avec des évolution annuelles moyennes respectives projetées à +0.58%, +0.55% et +0.54% entre 2013 et 2050.
Des dynamiques moins forte dans certains départements
La Savoie (+0.46%), la Drôme (+0.51%) et l’Ardèche (+0.49%) devraient, pour leur part, connaitre des évolutions très légèrement inférieur mais le vieillissement de la population y serait plus prononcé. « Les dynamiques démographiques seraient moins favorables dans la Loire, en Haute- Loire, dans l’Allier et le Cantal. Ce dernier département devrait même perdre des habitants du fait d’un déficit naturel prononcé », précise l’INSEE.
L’Allier devrait enregistrer une évolution annuelle moyenne de +0.05% entre 2013 et 2050, tandis que le Cantal enregistrerait une décroissance annuelle moyenne de -0.07%. Du côté de la Loire et de la Haute Loire, la situation est un peu différente : la croissance annuelle moyenne de la Loire est en effet bien plus faible que les départements de la région les plus dynamiques, avec une croissance annuelle moyenne attendue à +0.26%, et celle de la Haute-Loire à +0.23%.
La région concentre 22 % de la croissance démographique française
Auvergne-Rhône-Alpes concentre 22 % de la croissance démographique de France métropolitaine. D’autres régions, comme l’Occitanie ou les Pays de la Loire, sont, elles aussi, très attractives. Mais l’INSEE note une particularité régionale, à savoir que la mortalité de la région est atténuée par un faible afflux de population de plus de 65 ans. Cette situation est unique en France métropolitaine. Le solde migratoire régional est en revanche particulièrement favorable pour les populations âgées de 25 à 55 ans qui entretiennent une natalité élevée. Contrairement à d’autres régions, Auvergne-Rhône-Alpes profiterait ainsi pleinement des deux moteurs de la croissance démographique, à savoir les migrations et la natalité.
