<p>(SDH/LPI)</p>
Les Notaires de France ont publié jeudi matin leur note de conjoncture trimestrielle. L’activité reste forte, et les prix sont orientés à la hausse, notamment à Lyon.
Le chiffre est inédit et vient confirmer la bonne tenue du marché immobilier. Les Notaires de France ont ce matin fait part de leur notre de conjoncture trimestrielle, qui s’est traduite par la divulgation d’un record historique : la barre des 900.000 ventes sur un an glissant a été passée.
« Au cours des cinq premiers mois de l’année 2017, les chiffres continuent de confirmer que les vendeurs ont la main sur le marché qui, avec 907 000 transactions, tourne à toute vitesse », indiquent les Notaires de France.
Ce niveau est historique, dépassant ainsi nettement le volume cumulé un an plus tôt (824 000 en mai 2016), et celui du milieu des années 2000. Mais le corollaire de cette situation d’abondance d’acheteurs est bien sûr la hausse des prix, du fait de l’absence de négociations. « Il n’y a pas pénurie de biens à vendre, mais des biens qui trouvent preneur très rapidement. De cette situation résultent des ventes qui se font sans négociation, tirant les prix vers le haut. Il n’y a pas, pour autant, d’effet de bulle, car la plupart des achats sont faits pour se loger, dans un marché à 90 % d’utilisateurs », notent-ils. Les notaires émettent ainsi l’hypothèse que le marché s’inscrit pour l’heure dans une phase de rattrapage du nombre des ventes non réalisées les années précédentes, à l’instar de la hausse fulgurante du nombre des crédits immobiliers.
Prix en hausse
Les prix des logements anciens continuaient ainsi d’augmenter au premier trimestre 2017 de 1,6 % par rapport au quatrième trimestre 2016 (données provisoires corrigées des variations saisonnières) et de 2,7 % sur un an, après +1,5 % le trimestre précédent, selon l’indice Notaires de France-Insee. Une hausse plus marquée pour les appartements (+3,2 %) que pour les maisons (+2,3 %).
En se basant sur les avant-contrats, la projection des indices de prix à fin août sur l’ensemble de la France métropolitaine anticipe une poursuite de la hausse. L’évolution annuelle serait ainsi de +1,2 % pour les maisons anciennes et de 4 % pour les appartements anciens.
Dans certaines villes, la progression est impressionnante. C'est notamment le cas à Bordeaux, où les prix ont augmenté de 15.5% en un an, à 3.550€, dépassant ainsi Nice comme deuxième ville la plus chère de France (3460€ le m²).
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