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Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a visité lundi deux lycées à Clermont-Ferrand et Feurs. Il a annoncé des investissements pour les établissements gérés par la collectivité.
Laurent Wauquiez, Président d’Auvergne-Rhône-Alpes, était lundi, pour la rentrée des classes, en visite dans deux lycées de la région, à Clermont-Ferrand et à Feurs. Suite à ce déplacement, la Région a tenu à faire un point sur les investissements de la Région dans les lycées.
« Un lycéen sur six d’Auvergne-Rhône-Alpes est aujourd’hui accueilli dans un établissement en mauvais ou très mauvais état, ce n’est pas acceptable. Grâce à un plan d’économie inédit de 130 millions d’euros en 2016, la Région va investir dès cette année dans un Plan Marshall d’1,5 milliard d’euros en faveur de nos lycées», a indiqué l’élu dans un communiqué.
Mauvaise anticipation des besoins
La Région souligne qu’un lycéen sur six d’Auvergne-Rhône-Alpes est accueilli dans un établissement en mauvais ou très mauvais état. « Au fil des années, l’état des lycées de la Région n’a cessé de se dégrader », indique-t-elle, en soulignant « des évolutions démographiques non-anticipées ». La Région Auvergne-Rhône-Alpes connaît une dynamique démographique importante et continue (+11.000 élèves en 2 ans). Entre 2015 et 2025, ce sont près de 20 000 jeunes lycéens qui devront pouvoir être accueillis dans les établissements de la Région, dans l’équivalent de 8 à 10 lycées supplémentaires.
Elle met en avant un fort déséquilibre entre Rhône-Alpes et l’Auvergne. En Auvergne, le Plan pluriannuel des investissements était, selon elle, « déconnecté de l’état des bâtiments, très dégradé, puisque 40% des lycées du Cantal sont aujourd’hui en mauvais ou très mauvais état, 31% dans le Puy-de-Dôme et 28% en Haute-Loire ».
Constructions
Elle note également que des établissements se trouvent en surcapacité préoccupante. « En Rhône-Alpes, certains lycées, saturés par le flux démographique, fonctionnent avec des ajouts de classes supplémentaires dans des ‘préfabriqués’ à chaque rentrée scolaire ».
La Région va ainsi engager la construction d’un nouveau lycée à Clermont-Ferrand, dans le quartier Saint-Jean. Il se substituera à deux lycées d’enseignement professionnel, le lycée Camille Claudel et le lycée Marie Curie.
Ce lycée se substituera au projet initié en 2015 par la majorité précédente, qui ne comprenait pas la construction d’un internat. Le projet permettra de répondre au besoin d’un nouveau lycée à Clermont-Ferrand mais aussi à celui d’un besoin d’un internat qui bénéficiera à l’ensemble du bassin clermontois. Ils auront pour effet d’augmenter de 600 places d’internat la capacité d’accueil à Clermont-Ferrand soit une augmentation de 40%, permettant ainsi aux jeunes auvergnats d’étudier à Clermont.
Hausse des effectifs
Quant au lycée du Forez, à Feurs, celui-ci est implanté dans des bâtiments conçus pour accueillir environ 600 élèves, aux normes pédagogiques du début des années 1980. Or les effectifs atteignaient 907 élèves à la rentrée 2016. Ceci est représentatif de certains établissements de la région, où les effectifs atteignent 150% de la capacité d’accueil. Cette hausse des effectifs a eu, à Feurs, pour effet d’exercer une certaine pression sur les locaux, notamment sur les salles banalisées, scientifiques, les locaux de vie scolaire et sur le restaurant scolaire. Pour y faire face, la Région déploie une douzaine de salles modulaires supplémentaires, ainsi que des sanitaires. Les trois dernières salles viennent d’être déployées à l’été 2017, équipées en mobilier et informatique et sont mises en service à cette rentrée.
La demi-pension et la salle de restauration ont également été rénovées et améliorées ainsi que les façades et les huisseries. En septembre 2016, la Région a voté une enveloppe spécifique, de 4 millions d’euros pour la création d’un bâtiment scientifique en modulaires. Elle a, par ailleurs, engagé des travaux de sécurisation qui sont en service cette rentrée.
La Région a engagé la construction d’un bâtiment modulaire pôle scientifique afin de regrouper les enseignements scientifiques et de répondre aux besoins en termes de surfaces pour 4 millions d’euros. Les travaux sont prévus entre avril et octobre 2019.
