<p>(SDH/LPI)</p>
Les notaires de France ont publié vendredi leur note de conjoncture immobilière au titre du deuxième trimestre. Les prix étaient en hausse de 7% sur un an à Lyon.
Les notaires de France ont publié en fin de semaine dernière leur note de conjoncture immobilière au titre du deuxième trimestre. Et le constat est clair : les transactions sont encore en augmentation et atteignent un pic historique. A la fin juin, le nombre de ventes sur douze derniers mois atteignait en effet 921 000 transactions, soit un chiffre bien supérieur au volume cumulé un an plus tôt, qui atteignait 819.000 transactions, et loin des niveaux d’août 2009, à 564.000 unités.
Reste qu’en rapport au parc de logements qui augmente de 1% par an, les volumes s’avèrent être à un niveau légèrement inférieur à ceux des années 1999-2007. Le taux de rotation en juin dernier était en effet de 2,6%, contre 2,7% dans les années évoquées.
Selon les notaires, « au-delà de l’effet de rattrapage, cette augmentation des volumes résulte également, d’une part, de la baisse fondamentale des prix provoquée par la crise de 2008 en province (à l’exception de quelques rares métropoles régionales et, bien entendu, de l’Ile-de-France) et, d’autre part, de taux d’emprunt sans cesse baissiers, se maintenant à leur point bas depuis fin 2016 ».
Prix en nette hausse
Les prix des logements anciens étaient en hausse de l’ordre de 0,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, en données provisoires corrigées des variations saisonnières. On notera toutefois une hausse nettement plus importante pour les appartements (+1,3 %) que pour les maisons (+0,5 %).
La hausse en rythme annuel est nettement plus conséquente, avec une progression des prix de 3,2% sur un an par rapport au deuxième trimestre 2016, après une hausse de 2,5% le trimestre précédent. De la même façon, la progression des prix est plus importante pour les appartements (+3,9 %) que pour les maisons (+2,7%), et ce pour le troisième trimestre d’affilée.
Flambée des prix à Lyon
En dehors de l’Ile-de-France, où la hausse des prix sur un an progresse de 3,9% par rapport au même trimestre de l’année précédente, les prix de l’ancien augmentent moins fortement que dans la région capitale. « Ils augmentent de 0,6 % entre le premier et le deuxième trimestre 2017, soit une hausse légèrement moins vive qu’au trimestre précédent (+1,2 %). Sur un an, ils s’accroissent de façon moins marquée qu’en Ile-de-France, mais accélèrent cependant depuis le début de l’année : +2,9 % entre le deuxième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2017 après +2 % le trimestre précédent. La hausse est similaire pour les appartements (+3,0 %) et les maisons (+2,9 %) », ont indiqué les notaires.
L’évolution des prix médians reste toutefois variable selon les villes. On notera ainsi une hausse affirmée dans les deux métropoles de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à savoir Grenoble (+2.6% à 2180€ le m²) et Lyon (+7% à 3.560€ le m²). Dans les deux autres agglomérations importantes de la Région, la stabilité était de mise. Les prix étaient en baisse de 0.7% à 900€ le m² à Saint-Etienne, et en légère hausse de 0.1% à 1660€ le m² à Clermont-Ferrand.
