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Une nouvelle marque rassemble le patrimoine archéologique romain de la ville.
La création de la Métropole de Lyon en janvier 2015 avait alors conduit cette dernière à récupérer le musée gallo-romain, autrefois propriété du Département du Rhône. Restait à trouver une identité unique pour l’ensemble formé avec les théâtres antiques, ce qui est désormais chose faite. Le patrimoine archéologique de Lyon a été rassemblé en une nouvelle marque, Lugdunum. Les vestiges du grand théatre et de l’odéon, mis au jour et restaurés au cours de la première moitié du 20ème siècle, sont, rappelons-le, intégrés au secteur inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
La nouvelle marque, reconnaissable en France comme à l’étranger, se déclinera pour l’ensemble des sites archéologiques gérés par le musée, comme le théâtre et l’odéon mais aussi les vestiges de la basilique et de la nécropole de Saint-Just, les thermes de la rue des Farges et de la basilique Saint-Laurent de Choulans.
Le musée et les sites archéologiques s’inscrivent par ailleurs dans l’actualité culturelle de la Métropole. Ce fut ainsi le cas lors de la Fête des Lumières 2016, qui avait été l’occasion de proposer pour la première fois une mise en lumière du site du grand théâtre antique de la colline de Fourvière. Une nouvelle expérience sera en outre proposée lors de la Fête des Lumières 2017. Diverses offres avaient en outre été proposées avec Quais du Polar, pendant le Jazz Day ou encore avec le Lyon BD Festival.
Une exposition temporaire, « Aqua »
David Kimelfeld, président de la Métropole, et Myriam Picot, vice-présidente de la Métropole de Lyon déléguée à la Culture ont ouvert hier l’exposition temporaire « Aqua », qui porte sur la place de l’ingénierie hydraulique dans l’urbanisation antique, et montre quels usages de l’eau on faisait à Lyon il y a 2000 ans, et avec quelles techniques.
« Si les Grecs furent des physiciens, les Romains ont été des ingénieurs, capables de mettre en pratique à grande échelle et pour des réalisations utiles au plus grand nombre, des techniques restées jusqu’alors dans les laboratoires. C’est dans les domaines de l’architecture et de l’hydraulique que leur génie est le plus visible, avec, à la confluence des deux, des constructions monumentales dont les aqueducs sont les plus spectaculaires. En ce sens, Lugdunum, avec ses quatre aqueducs capables de déverser quotidiennement plusieurs dizaines de milliers de m3 d’eau, fait figure d’exemple d’une romanisation avancée », note Hugues Savay-Guerraz, directeur de Lugdunum.
