<p>Jacques Chanut (SDH/LPI)</p>
Jacques Chanut, le président de la fédération du Bâtiment, a rappelé les conséquences négatives en termes d’emploi que pourrait produire un arrêt brutal de l’investissement HLM, tout en appelant au dialogue.
Mardi, le président de la Fédération du Bâtiment (FFB), Jacques Chanut, est intervenu lors de la conférence de presse organisée par l’Union sociale pour l’habitat (USH). L’organisation représentative des bailleurs sociaux rappelait à cette occasion ses craintes quant aux mesures prévues à l'article 52 du projet de loi de finances, venant compenser pour les locataires la baisse de l’APL.
Le président de la FFB a tout d’abord insisté sur la nécessité de ne pas surréagir, notamment sous forme de chantage aux chantiers. Mais il a que sur l’ensemble du territoire, avec plus de 100 000 logements neufs et une rénovation de logement sur cinq, le secteur locatif social comptait pour 15% du chiffre d’affaires bâtiment.
La FFB alerte sur les conséquences en termes d’emploi
« Il n’appartient toutefois pas au bâtiment de se substituer aux acteurs directement impliqués dans ce dossier, à savoir l’État et les organismes HLM. Mais le secteur se doit de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences en termes d’emploi d’un arrêt brutal/immédiat de l’investissement HLM (près de 150 000 emplois directs menacés) et dire, dans le même temps, que la politique du pire n’est jamais la bonne voie », a indiqué la fédération.
Pour elle, les acteurs doivent se parler et les négociations doivent déboucher au plus vite. « Si la rédaction initiale de l’article 52 n’était pas soutenable, des avancées ont eu lieu depuis et des pistes de travail (taux de TVA, par exemple) restent à creuser », a-t-elle souligné. Jacques Chanut a demandé aux représentants du monde HLM de « ne pas prendre en otage les artisans et entreprises » et souligné que « remettre en cause les marchés était irresponsable ».
