<p>Immeubles construits au nord de l'avenue Jean Mermoz (SDH/LPI)</p>
Le ministre d’État et ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a lancé ce jeudi la police de sécurité du quotidien. 30 premiers quartiers ont été fléchés sur 2018-2019 pour initier cette démarche. Mermoz sera de ces quartiers dès 2018 et les Minguettes à Vénissieux en feront partie l'an prochain.
Gérard Collomb a lancé ce jeudi la police de sécurité du quotidien. Celle-ci “a une vocation profonde : construire dans notre pays une société rassemblée et apaisée. Et c’est en partant de la base qu’il faut mettre en place cette nouvelle politique”, a affirmé le ministre d’État et ministre de l’Intérieur. Avec ce nouvel outil, le gouvernement s’est engagé dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à la priorité des Français : la sécurité.
Une large concertation avait été lancée par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb le 28 octobre dernier à La Rochelle. Celle-ci visait à entendre les propositions en partant du terrain, chaque policier et gendarme ayant pu donner son avis via des questionnaires mais aussi via des réunions de proximité.
30 quartiers de reconquête républicaine
Cette concertation a été menée au niveau départemental par les préfets avec les associations d’élus, organisations syndicales de la Police et structures de concertation de la Gendarmerie, représentants des policiers municipaux, acteurs de la sécurité privée et des transports, et experts.
30 quartiers de reconquête républicaine ont été déterminés au niveau national. D’ici un an, ils vont recevoir 600 effectifs supplémentaires et des moyens matériels. Les premières expérimentations débuteront au cours du premier trimestre, et une action va être engagée dans 15 premiers quartiers en septembre.
Dans ces quartiers, la police de sécurité du quotidien se traduira à travers plusieurs axes d’intervention: une présence renforcée des forces de sécurité, un contact accru avec la population, une action judiciaire territorialisée, une lutte accentuée contre la délinquance organisée et les trafics de stupéfiants, une action conjointe des ministères, ainsi qu’une contractualisation avec les partenaires locaux.
Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous
