<p>(SDH/LPI)</p>
Les taux de crédit immobilier restent pour l’heure stables en ce début d’année. Mais les tensions sur les marchés de taux et les récentes réformes gouvernementales pourraient avoir un impact négatif sur la demande.
La Banque de France a publié, ce lundi, son enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France. Selon cette dernière, le solde de la demande de crédits à l'habitat est en baisse alors même que celui relatif à la consommation est stable. Le premier solde reste en effet en territoire négatif, à -48,2 contre -16,3 en décembre, -48 en novembre et -52,1 en octobre.
Le solde des réponses dans cette enquête est la différence entre le pourcentage des banques indiquant que le facteur a contribué à l'augmentation de la demande et le pourcentage des banques indiquant que le facteur a contribué à une baisse de la demande.
La tendance, en fin d’année 2017 et début d'année 2018, était donc plutôt à une baisse de la demande, alors même que les taux d’intérêt remontaient encore de manière mesurée sur les marchés obligataires. En ce début d’année 2018, la demande devrait être un peu moins forte qu’au premier quadrimestre de l’année précédente, où la perspective d’une hausse des taux avait boosté la demande. Pourtant, les taux n’avaient pas, au final, fortement rebondi suite à une accalmie sur le front du risque politique. Les taux des prêts du secteur concurrentiel s’étaient même stabilisés dans le courant du deuxième semestre. En janvier, la tendance est encore à une poursuite de la stabilisation, avec un taux à 1.49% en moyenne contre 1.51% en décembre 2017.
Les intermédiaires méfiants
En ce début d’année, certains intermédiaires parient sur un changement de contexte, avec une hausse des taux, à l’instar d’Emprunt Direct.
Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous
