2017, année de croissance pour Altarea Cogedim
Le développeur a fait état lundi de ses résultats annuels. Il vise un objectif de FFO de l’ordre de 300 millions d’euros à horizon 2020.
Altarea Cogedim présentait lundi, après la clôture du marché parisien, ses résultats annuels. Et au vu de ceux-ci, l'année écoulée a été plutôt bonne pour le développeur immobilier.
En logement, les réservations ont cumulé 2,6 milliards d’euros, en progression de 15%, à 11.189 lots. Ce chiffre est en augmentation de 12%. Le nombre de réservations a triplé en 4 ans. Dans le segment des bureaux, le placement est en hausse de 80% à 1,1 milliard d’euros, en progression de 80%. Le pipeline investissement du groupe sur ce segment s'élève quant à lui à 3,1 milliards d’euros (0,9 milliard d’euros en quote-part). Enfin, dans le commerce, les loyers nets ont augmenté de 3,7% (+3,9% à périmètre constant). Le patrimoine s’élève à 4,7 milliards d’euros droits inclus, soit 3,1 milliards d’euros en quote-part. Le pipeline sur ce segment se monte à 3,4 milliards d’euros (2,9 milliards d’euros en quote-part)
La croissance a été au rendez-vous, avec un chiffre d’affaires en augmentation de 22,6%, à 1,94 milliard d’euros. Le résultat net récurrent (qui correspond aux 'funds from operations', le FFO) est en hausse de 33,5%, à 256,3 millions d’euros, soit 16,42 € par action (+20,7%). Le dividende s’élève quant à lui à 12,50€ par action, en progression de 8,7%.
Le groupe “nettement en avance sur son plan de marche”
Le président du groupe, Alain Taravella, a commenté ces résultants en indiquant qu’Altarea Cogedim était “nettement en avance sur son plan de marche”, et “tout d’abord sur les objectifs financiers”. “Après avoir relevé en mai dernier notre guidance de FFO 2017 de 14,50 € à 16,00 € par action nous atteignons au final 16,42 € par action, ce qui représente une progression record de +20,7% sur un an. Tous les métiers ont contribué à cette surperformance : les logements et les bureaux bien évidemment, mais aussi les commerces dont le modèle intègre désormais une composante croissante d’opérations de promotion. En avance ensuite sur les objectifs stratégiques. Altarea Cogedim est aujourd’hui le premier développeur immobilier de France, toutes classes d’actifs confondues, avec un pipeline consolidé de 17,1 milliards d’euros en valeur potentielle. Nous avons notamment accentué notre leadership sur le marché emblématique des grands projets mixtes qui sont un concentré des savoir-faire de notre groupe et qui représentent l’avenir de nos villes”.
Cette formidable réussite est d’abord le résultat du talent et du travail des femmes et des hommes d’Altarea Cogedim. La créativité, l’audace et l’engagement constituent notre signature en matière de développement et sont la clé de nos succès lors des concours auxquels nous participons. La rigueur, l’expertise et le travail nous permettent ensuite de tenir les promesses que nous faisons à nos clients, gage de notre performance dans la durée”.
Objectif de FFO de 300 millions en 2020
Selon lui, Altarea Cogedim est “attentif à retisser le lien urbain entre le cœur et la périphérie des métropoles et à ancrer son impact économique et environnemental dans le long terme”. Le groupe se présente ainsi comme l’un des moteurs de l’économie française avec près de 53.000 emplois directs, indirects et induits, mais aussi le leader des entreprises immobilières en matière de développement durable.
“Nos perspectives n’ont jamais été aussi favorables et le résultat opérationnel de notre groupe devrait fortement augmenter au cours des trois prochaines années. Le groupe se fixe ainsi un objectif de FFO de l’ordre de 300 millions d’euros à horizon 2020 tenant compte de la montée en puissance de l’impôt sur l’activité non SIIC”, indique-t-il. Il compte ainsi dépasser les 10% de parts du marché du logement en France et poursuivre une stratégie de modèle mixte (promoteur-investisseur) sur le marché immobilier tertiaire, afin de tirer le meilleur parti de chaque phase du cycle.
Le marché apprécie ces résultats, le titre Altarea-Cogedim s’adjugeant 3,70% à 204,50€ en début d’après-midi à la Bourse de Paris.
| Tweet |
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Commentaires
PUBLICITÉ MENSONGÈRE
Comment un promoteur peut-il gagner autant d’argent avec une qualité de construction aussi médiocre ? « L’un des moteurs de l’économie française », mais au détriment de qui ?
Aucun suivi de chantier de la part de Cogedim et encore moins de l’architecte. Quant aux différents corps de métier … peu compétents.
Il n’y a aucune raison que la qualité s’améliore vu le nombre de chantiers en cours.
Le côté positif, c’est qu’avec un objectif de FFO de l’ordre de
300 millions €, ils pourront indemniser les propriétaires qu’ils auront bernés…
Laisser un commentaire
Samuel Minot réélu président de la FFB AURA
Le co-dirigeant du « Groupe Minot » débute un second mandat de trois ans à la tête de la fédération régionale du bâtiment. Celui-ci s’achèvera en novembre 2028.
Un marché immobilier toujours partagé, selon BPCE
Si le marché de l’ancien se reprend quelque peu, le marché de l’immobilier neuf reste déprimé, selon l’observatoire BPCE présenté ce mardi.
Apprentissage dans le bâtiment : la CAPEB fustige le vote du Sénat
La confédération met en garde contre les conséquences du vote de la Chambre haute sur la suppression des exonérations de cotisations sociales sur la rémunération des apprentis.
Livraison d’espaces publics réaménagés au sein du PUP Aynard-Lafontaine
La Métropole de Lyon et la Ville de Villeurbanne livrent une nouvelle phase d’aménagements avec 6.500 m2 d’espaces publics dans le quartier Ferrandière-Maisons-Neuves.
« 2025 sera inférieure à 2024, c’est écrit »
Bérengère Bouvier est présidente de la fédération des promoteurs immobiliers en région lyonnaise. Nous l’interrogerons sur les derniers chiffres de réservations, lesquels montrent un petit tassement de la croissance des ventes au détail.
La qualité d’habiter au menu des «rencontres d’automne» de la FPI
La FPI région lyonnaise organisait ce jeudi ses traditionnelles «rencontres d’automne» au sein du cinéma «Le Comoedia».
La CAPEB fustige la suppression d’un article du PLF
La CAPEB a dénoncé le vote des députés qui enterre la mesure d’équité fiscale entre les entreprises du bâtiment et les microentreprises. Elle appelle les sénateurs à réagir.
«S’il n’y a pas d’eau, on ne fait pas de chantier»
La FFB organisait en début de mois une matinée sur la ressource en eau intitulée «Sans eau sur les chantiers, pas de BTP !». Nous revenons sur ce temps fort avec Olivier Aubert, président de la fédération du BTP 74 et de la commission environnement et innovation à la FFB AURA.
PLF 2026 : la CAPEB se félicite du vote de mesures
La confédération a indiqué avoir obtenu «des mesures clés pour relancer la rénovation des logements ». Elle appelle à leur adoption rapide et en l’état
L’ADEME et la FFB signent une convention cadre
Celle-ci a été signée ce mercredi au salon des maires et des collectivités locales.
La Métropole de Lyon crée la coopérative « Logement d’Abord»
La Métropole de Lyon a voté lundi à l’unanimité en faveur de la création d’une coopérative pour transformer des logements vacants en logements pour les plus précaires.
Le statut du bailleur privé a été adopté
Les députés ont approuvé vendredi la création de ce dispositif qui vise à favoriser l’investissement locatif.
Immobilier neuf : quasi stabilité des réservations des particuliers au 3e trimestre
Les réservations par des particuliers augmentent très légèrement, de 0,4%, comparé au trimestre précédent.
Eiffage : une commercialisation de logements un peu plus forte qu’il y a un an
Eiffage a fait part jeudi de ses résultats financiers au titre du 3e trimestre et sur 9 mois.
2025 pourrait constituer la pire année pour le logement neuf
Un nouveau point bas historique pour le logement neuf a été acté au troisième trimestre, selon la FPI, qui appelle à la mise en place effective, dans le projet de loi de finances, du statut du bailleur privé.



















J’espère que le suivi des travaux s’est amélioré et que la qualité est au rendez vous.Le prix de vente lui est au rendez vous et les clients ne sont pas toujours satisfaits malgré le prix payé.