<p>(SDH / Lyon Pôle Immo)</p>
Au 1er avril, la trêve hivernale a pris fin. Le collectif régional des associations unies a, préalablement, interpellé l’Etat. Michèle Picard, maire de Vénissieux, a, comme chaque année pris des arrêtés interdisant les expulsions locatives sur sa commune.
Vendredi, à la veille de la fin de la trêve hivernale et de la reprise des expulsions locatives, le collectif des associations unies et de collectifs de citoyens a interpellé l’Etat sur la situation des personnes à la rue en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le même jour, un peu plus tôt, le ministère de la Cohésion des territoires indiquait que 5.000 places d’hébergement allaient être pérennisées, au niveau national, dans le cadre de la fin de la trêve hivernale 2018, correspondant à la demande formulée par le collectif des associations unies lors de leur dernière conférence de presse du 7 mars. « C’est un effort très important dans un contexte où l’action de l’Etat a atteint des niveaux inédits durant cet hiver en ouvrant jusqu’à 153.000 places. Cette pérennisation de 5.000 places s’inscrit dans une stratégie globale visant à permettre la prise en compte du plus grand nombre de situations », a indiqué le ministère.
Mais en Auvergne-Rhône-Alpes, la préfecture a annoncé la fermeture de la plupart des places dès le 31 mars « soit plus de 3.000 personnes menacées de se retrouver sans solution dans les prochains jours », souligne le collectif régional des associations unies dans un communiqué.
La fin de la trêve s’accompagne également de la reprise des expulsions locatives, synonymes de mises à la rue de familles, d'année en année plus nombreuses : 1.270 familles ont fait l'objet d'une intervention avec concours de la force publique en 2016, soit 92 de plus qu'en 2015.
Dans certaines communes, certains élus se mobilisent contre cette reprise. Comme chaque année, Michèle Picard, maire de Vénissieux et conseillère métropolitaine, a ainsi pris 4 nouveaux arrêtés contre les expulsions locatives, les saisies mobilières, les coupures d'eau et d'énergies interdisant sur le territoire de sa commune les expulsions locatives, les saisies mobilières et les coupures d'eau et d'énergies.
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