<p>Gaël Perdriau, lors de la pose de première pierre de Steel (SDH/LPI)</p>
Lionel Saugues, ancien adjoint, a dévoilé une liste d’enseignes du futur centre commercial. La Ville a rappelé que celles-ci n’étaient pas destinées à être communiquées, car non définitives, et constituaient des éléments de travail du groupe Apsys.
La Ville de Saint-Etienne a, dans un communiqué jeudi, fait part de son étonnement quant à la divulgation par Lionel Saugues, ancien adjoint de Gaël Perdriau, d’une « première liste des enseignes qui s’installeront dans le centre commercial Steel », porté par le groupe Apsys. Lionel Saugues avait en effet siégé à l'ensemble des comités de commercialisation relatif au projet Steel qui ont eu lieu depuis 2016, en sa qualité, à l'époque, d'adjoint. La municipalité a ainsi précisé que ces informations, par nature confidentielles, ne sont normalement pas « destinées à être communiquées car non définitives, et constituent des éléments de travail du groupe Apsys ».
Un investissement de 150 millions d’euros
« La ville de Saint-Etienne regrette que cette communication vienne fragiliser le contexte commercial très positif à Saint-Etienne, dont la redynamisation est incontestable depuis 2014. Le meilleur indicateur en est le solde d’ouverture et de fermetures des commerces, positif depuis maintenant 3 années », a indiqué la Ville, qui souligne que l’installation croissante et continue de nouvelles enseignes démontre une confiance renouvelée des investisseurs pour le bassin stéphanois.
« Cette nouvelle sortie sur les réseaux sociaux fragilise par ailleurs de manière substantielle le projet Steel, qui constitue le plus gros investissement privé de ces dernières décennies dans la Loire à hauteur de 150 millions d’euros. La ville de Saint-Etienne rappelle que le projet demeure soumis au strict respect du cahier des charges tel que défini lors de l'appel à projets et qui n'a pas changé», a déploré la municipalité, qui rappelle la pertinence du projet visant à compléter l’offre commerciale du centre-ville.
Le projet représente, selon la Ville, « une opportunité pour Saint-Etienne notamment avec la création de plusieurs centaines d'emplois directs et indirects générées par le chantier lui-même, et par la future exploitation commerciale du site ». Il contribuera également à réduire le risque d'évasion commerciale vers la région lyonnaise, lequel est estimé par la CCI à quelque 176 millions d'euros au minimum. « A ce stade, la ville de Saint-Etienne laisse le soin au groupe Apsys, investisseur et futur gestionnaire du centre commercial, de réagir à ces pseudo-révélations », a conclu la Ville.
