<p>Jacques Chanut, président de la FFB (DR)</p>
La FFB et la CAPEB se sont inquiétées des récentes déclarations de Bruno Le Maire.
Les fédérations du bâtiment s’alarment des déclarations des différents ministres et responsables gouvernementaux dans le cadre des manœuvres préparatoires à la loi de finances pour 2019. Devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale sur l'évaluation des politiques publiques, le ministre avait en effet déclaré avoir "engagé à la demande du Premier ministre une revue complète des aides aux entreprises qui sont distribuées en France". Il avait immédiatement précisé sa pensée, en indiquant que " baisser les aides aux entreprises, ça voudra dire nécessairement, si on fait quelque chose de significatif, revenir sur des taux de TVA réduits". Or l'idée de revenir sur ces taux réduits de TVA dans le cadre de la réduction des aides aux entreprises a immédiatement été critiquée par la FFB.
« Pour ce qui concerne la rénovation des logements, il ne s’agit pas d‘une aide aux entreprises mais aux particuliers qui réalisent des travaux. Sur ce segment, comme l’ont souligné plusieurs rapports officiels (rapports du Copehagen economics pour la Commission européenne en 2008 et du Comité d’évaluation des dépenses fiscales et des niches sociales en 2011), la baisse de la TVA a bien été répercutée dans les prix facturés aux ménages », a ainsi argué la fédération du bâtiment.
Pour elle, la mesure contredirait l’un des grands objectifs que s’était fixé dans son programme de campagne le président de la République, à savoir réduire la dépense publique et non réhausser les impôts.
La FFB s’inquiète du « grand flou qui règne quant à l’avenir des dispositifs de soutien à la rénovation énergétique et par les conséquences du prélèvement à la source » et parce que « cette menace annoncerait le grand retour du travail au noir, alors que la concurrence déloyale ou illégale pénalise déjà lourdement les entreprises ».
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