<p>Gaël Perdriau (SDH/LPI)</p>
Le texte sur cette harmonisation a été adopté à l’Assemblée nationale. Le maire de Saint-Etienne exprime toutefois des regrets sur l’absence d’anticipation par l’État de la fin de l’expérimentation préalable à cette mesure.
« Je m’en félicite car il était urgent que le bon sens l’emporte ». Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau s’est réjoui dans un communiqué de l’adoption d’un texte pérennisant l’usage des caméras individuelles par les forces de police municipale. Ceci met, selon lui, fin « à une incohérence totalement inadmissible de la part du gouvernement ».
Gaël Perdriau est maire de Saint-Etienne, mais aussi coprésident de la commission sécurité de France Urbaine. Il avait apporté son soutien aux forces de police municipale dès le lendemain de la fin de l’expérimentation. « Bien que cela m’ait valu un signalement du Préfet auprès du Procureur de la République, il était de mon devoir de mettre en œuvre tous les moyens permettant d’améliorer la tranquillité publique et le cadre de vie de nos concitoyens », a indiqué l’élu. Quelques heures avant la fin de l’expérimentation, Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, avait reconnu l’utilité de ces caméras individuelles.
Regrets sur l’absence d’anticipation de l’État
« Au sein de la commission de sécurité de France Urbaine, nous avions déjà constaté qu’elles permettent d’apaiser les relations entre les forces de l’ordre, dépositaires de l’autorité publique, et les usagers. Leur efficacité, à l’évidence, faisait l’unanimité », a poursuivi Gaël Perdriau.
Le maire de Saint-Étienne a regretté « que les services du ministère de l’intérieur n’aient pas d’avantage anticipé cette fin d’expérimentation, d’autant plus que cette décision paraissait injustifiée et contraire aux souhaits exprimés par le Président de la République, notamment lors de son discours sur la politique de la ville, du 22 mai dernier ».
Le texte voté prévoit en outre l’expérimentation des caméras individuelles pour les sapeurs pompiers. L’élu s’en félicite « car ils sont également, malheureusement, la cible d’insultes et d’entraves ces dernières années. Espérons simplement que, cette fois, le gouvernement anticipera la fin de l’expérimentation les concernant ».
« La sécurité de nos concitoyens, comme de nos policiers municipaux, ne peut pas faire l’économie du moindre relâchement, de la moindre faille car elle est une liberté fondamentale et la première des solidarités », a-t-il conclu.
