<p>(SDH/LPI)</p>
L'observatoire a publié ce jour sa note pour le mois de juillet 2018.
Crédit Logement a publié aujourd’hui sa note sur l’évolution des taux et des conditions de financement au titre mois de juillet. Selon l’observatoire, les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont établis à 1.43 % en moyenne contre 1,44 % en juin 2018 (hors assurance et coût des sûretés).
Cette nouvelle baisse est conforme au rythme de baisse observé depuis la fin de l’été 2017, les taux ayant, depuis, diminué de l’ordre de 1 point de base chaque mois.
Selon l’observatoire, « les conditions de financement et de refinancement de la production continuent de s'améliorer et la concurrence par les taux entre les établissements de crédit reste toujours très vive ». Aussi, face à la baisse du soutien public et à une demande à la peine, la plupart d’entre eux « ont amélioré les conditions des prêts qu’ils proposent aux ménages modestes ».
Baisse des taux
Depuis juillet 2017, les taux ont diminué de 10 points de base sur l'ensemble du marché, et même de 11 points de base sur le marché de l'ancien (1.44% en juillet) et de 12 points de base sur le marché du neuf (1.47 % en juillet)
La baisse des taux depuis un an s’élève à 16 points de base sur les prêts à taux fixe de 15 ans, 18 points de base sur les prêts à taux fixes de 20 ans et 21 points de base sur les prêts à 25 ans. Les baisses de taux les plus fortes se montent à 25 points de base pour les prêts à 25 ans, et à 20 points de base pour les prêts à 15 et 20 ans. Concernant la durée des prêts accorés, elle était, en juillet 2018, de 222 mois en moyenne, comme en juin. Depuis début 2014, les durées des prêts bancaires se sont accrues de 17 mois, dont 4 depuis le début de l’année 2018.
Rebond de la production
Crédit Logement / CSA note qu’à partir d’avril 2017, la demande présentait des signes d’essoufflement. « La dégradation de la solvabilité de la demande provoquée par la hausse des prix de l’immobilier s’est conjuguée, jusqu’en avril 2018, avec la détérioration des soutiens publics. Mais l’amélioration des conditions de crédit et l’assouplissement des conditions d’octroi des prêts ont favorisé un sursaut de la production bancaire classique, du fait notamment du relais pris par des prêts bancaires classiques aménagés pour une partie de la demande qui bénéficiait auparavant des produits aidés (PTZ, PAS...). Aussi, même si la demande est toujours à la peine, les évolutions constatées depuis avril 2018 viennent atténuer le repli de la production bancaire constaté auparavant », note l’observatoire.
Le rythme d’évolution en glissement annuel de l’activité (hors rachats de créances) mesurée en niveau trimestriel glissant est, selon lui, de +10,5 % pour la production et de +4,6 % pour le nombre de prêts. Mais l’activité mesurée en niveau annuel glissant « persiste néanmoins sur une tendance baissière encore en juillet, avec un repli de 1,5 % pour la production et de 6,8 % pour le nombre de prêts bancaires accordés.
