<p>(LPI-Seloger)</p>
LPI-Seloger a fait état, dans son baromètre mensuel sur les prix de l’immobilier, d’une baisse de prix dans de nombreuses villes. L’orientation reste haussière à Lyon.
Comme chaque mois, LPI-Seloger a fait état de son baromètre mensuel sur les prix de l’immobilier à Lyon et dans les grandes villes de France. Et l’orientation des prix reste inchangée d’un mois sur l’autre: sur 12 mois, ceux-ci s’avèrent être en forte hausse. A Lyon, les prix signés vont augmenter de 10% à 4616 euros le m2.
Au plan national, l’observatoire note que « la hausse des prix de l’ancien se fait moins vive, confirmant la tendance qui se dessine depuis la fin de l’été 2017. Le rythme d’augmentation des prix signés mesuré sur un an était ainsi de 4.0 % en juillet, après avoir culminé à 4.7 % à la fin de l’été dernier. Le ralentissement est alors beaucoup plus rapide sur le marché des maisons (+ 3.3 % en juillet, contre + 4.2 % en septembre 2017) que sur celui des appartements (+ 4.4 %, contre + 5.0 %) ».
LPI-Seloger indique en outre que les prix signés ont baissé au cours des 3 derniers mois dans plus de la moitié des grandes villes, comme à Nice, à Grenoble ou à Toulon. « Ailleurs parmi les villes de plus de 100 000 habitants, la hausse se renforce à un rythme parfois soutenu dans certaines villes (Angers, Limoges ou Orléans, voire Lille), qui avaient (souvent) connu une longue période d’hésitations, voire de baisse des prix », ajoute LPI-Seloger.
Baisse de l'activité
Sur le front de l’activité, l’observatoire précise que la dégradation du marché qui se poursuit depuis le début de l’année « s’est amplifiée en juillet », avec un nombre de compromis mesuré en niveau annuel glissant en baisse de 7%. « En dépit de conditions de crédit qui ont rarement été aussi bonnes, le nombre de compromis signés a décroché en juillet, en repli de 16.5 % en glissement annuel », indique LPI-Seloger.
Sur le front des métropoles régionales, la hausse des prix des appartements reste la plus rapide sur celle de Bordeaux (+ 9.2 % sur un an) avant celle de Lyon, Nantes et Rennes (de 6% à 7% sur un an). Les prix des appartements sont en revanche mal orientés sur les métropoles de Brest et d’Aix-Marseille-Provence.
Sur trois mois, on notera des baisses à Toulon (-1,9% à 2.415€ le m2), Montpellier (-3,4% à 2.916€ le m2), mais aussi à Bordeaux (-1,8% à 4.763€ le m2), Saint-Etienne (-0,4% à 1.311€ le m2). Les hausses sont en revanche toujours présentes à Marseille (+1,3% à 3.235€ le m2), à Strasbourg (+12,4% à 3.641€ le m2), ou Paris (+1% à 10.229€ le m2).
Hausse dans tous les arrondissements
A Lyon, on notera que les prix signés sont, par arrondissement, selon LPI-Seloger, en hausse de plus de 20% sur un an dans un arrondissement: c’est le cas dans le m2 dans le premier arrondissement (+24,5% à 5.448€). Ils sont en hausse de plus de 10% dans le deuxième arrondissement (+13,6% à 6.214€), dans le quatrième arrondissement (+11% à 4.719€ le m2), et le septième arrondissement (+13,7% à 4.243€ le m2). La hausse est également assez vive dans le troisième arrondissement (+5,3% à 4.443€ le m2), le 5ème (+7,8% à 4.262€ le m2), le 6ème (+6,9% à 5.791€ le m2), et le 8ème arrondissement (+5% à 3.599€ le m2).
