<p>Jacqueline Gourault (Capture d'écran)</p>
L’ex-ministre auprès du ministre de l’Intérieur remplace Jacques Mézard, qui quitte le gouvernement. Elle sera secondée par Julien Denormandie, qui devient ministre délégué, mais aussi Sébastien Lecornu.
Le nouveau gouvernement d'Édouard Philippe a enfin été dévoilé. Le nouveau ministre de l'Intérieur n’est autre que Christophe Castaner, qui succède donc à Gérard Collomb, quinze jours après son départ de la place Beauvau. On note le départ de quatre ministres. Inversement, on dénombre huit nouveaux entrants.
Dans le sens des départs, on trouve Jacques Mézard, jusqu’ici ministre de la Cohésion des territoires. Il redevient ainsi sénateur. Il est remplacé par Jacqueline Gourault, ex-ministre auprès du ministre de l’Intérieur. Elle sera secondée par deux ministres délégués, Julien Denormandie - qui n’était jusqu’ici que secrétaire d’État – et Sébastien Lecornu.
Lors de la passation de pouvoirs, Jacques Mézard a souhaité la bienvenue à Jacqueline Gourault et à Sébastien Lecornu. Il a par ailleurs eu un mot particulier pour Julien Denormandie. « Je veux témoigner devant vous ma reconnaissance et mon affection. Nous avons travaillé en totale confiance et synergie, comme un vrai binôme. J’ai en effet voulu rompre avec la tradition des relations difficiles et des guerres d’égo entre un ministre de tutelle et son secrétaire d’Etat. J’ai fait mon maximum pour valoriser et mettre en lumière son travail. Car c’est ainsi que l’on prépare l’avenir ».
Le ministre fait un rappel de son action
Il a par ailleurs indiqué que l’action de son ministère s’était inscrite « dans un contexte budgétaire très difficile ». « Oui, ce ministère aura été celui qui aura contribué le plus, avec le Ministère du Travail, aux efforts d’économies. Cela n’a pas été simple, mais qui peut nier que des efforts sont nécessaires ? En tout cas, nous les avons assumés ensemble, avec loyauté. Les grands chantiers de ce Ministère sont vraiment sur les rails, impulsant des changements profonds », a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs évoqué la loi ELAN, qui « restructurera profondément le secteur du logement social, simplifiera les normes, modernisera la loi littoral et la loi SRU sans tabou mais en respectant leurs fondamentaux, attaquera frontalement les marchands de sommeil, offrira de nouveaux dispositifs avec les collectivités locales pour faciliter leur actions dont les opérations de revitalisation des territoires ». Celle-ci sera incessamment votée par les deux Chambres.
Il a par ailleurs évoqué l’opération « Action cœur de ville », un « dispositif totalement innovant mis à disposition des maires et des exécutifs locaux, simple d’emploi avec des moyens financiers importants à hauteur de 5 milliards d’euros dans le cadre d’un partenariat exemplaire entre l’Etat, Villes de France, Action Logement, la Caisse des Dépôts et l’ANAH sur les 4 ans qui viennent ». Selon lui, ce plan va changer profondément les centres-villes sur tout le territoire métropolitain et d’Outre-mer. « Parce que le logement, le patrimoine et le commerce sont au cœur des stratégies de redynamisation des centres villes. Et parce que nos villes moyennes sont des points d’équilibres stratégiques entre les métropoles pour préparer l’avenir de nos territoires. »
