<p>Siège de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (SDH/LPI)</p>
Les élus ligériens et le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont décidé de contester de saisir la plus haute Cour administrative française au sujet du projet d’autoroute entre Saint-Etienne et Lyon.
Le projet de l’autoroute A45, visant à créer une deuxième autoroute entre Saint-Etienne et Lyon, a été abandonné par l’État il y a quelques semaines. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, avait en effet indiqué que l’État privilégiait désormais les alternatives routières et ferroviaires à la construction de cette autoroute de 45 kilomètres qui devait relier La Fouillouse à Brignais.
Elle avait notamment, pour justifier cette décision, fait état du prélèvement de terres agricoles, de l’impact environnemental d’une nouvelle infrastructure, et de l’absence du grand contournement de Lyon sur lequel l’A45 devait déboucher. La ministre avait alors rappelé que l'Etat investirait 400 millions d’euros améliorer la relation entre les métropoles de Saint-Etienne et de Lyon, que ce soit par la route ou par le rail.
Le Conseil d'Etat saisi d’un recours en annulation
Mais cet abandon d’un projet historiquement ancien est loin d’être consensuel, une partie des élus ligériens espérant depuis des années la construction d’une telle infrastructure. Ils avaient été rejoints par le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, qui avait, suite à son élection, promis que la collectivité investirait dans un tel axe autoroutier.
Aussi, suite à l’abandon de l’A45, le président du Conseil régional accompagné par Georges Ziegler, président du département de la Loire et Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, président de Saint-Etienne Métropole, ont saisi, d'un recours en annulation le Conseil d'Etat, à la suite de l'annonce de l'abandon par le gouvernement du projet d'autoroute A 45 entre Lyon et Saint-Etienne.
