<p>(SDH/LPI)</p>
Une commission d'experts doit rendre un rapport coûts-bénéfices, ce qui amènera le gouvernement italien à prononcer une décision sur la poursuite ou non du projet avant les élections du Parlement européen.
Le projet Lyon-Turin reste, pour l'heure, au point mort. L’axe visant à construire une ligne LGV entre les deux villes est toujours en suspens, alors même que des travaux ont déjà été engagés pour construire le tunnel de plus de 57 kilomètres qui permettrait cette liaison.
Vendredi, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a indiqué qu'il communiquerait la décision sur la poursuite ou non du projet avant les élections européennes, qui auront lieu en mai prochain. Il a notamment indiqué que la commission d'experts travaillant sur le rapport coûts-bénéfices du projet devait rendre son rapport et que le gouvernement l'examinera. Ce dernier fera ensuite « son possible pour communiquer sa décision avant les élections européennes », selon les termes du chef du gouvernement rapportées par plusieurs sources.
Divisions
Le projet, tant en France qu’en Italie, déchaine les passions, diverses manifestions ayant rassemblé tantôt des personnes favorables ou défavorables à cette liaison à grande vitesse. Le projet est notamment critiqué par des associations de défense de l'environnement.Cette division de la société civile se retrouve au gouvernement, avec une coalition divisée sur ce projet entre la Ligue de Matteo Salvini, qui est favorable au projet, et le mouvement 5 étoiles qui lui est défavorable.
Le projet de LGV entre Lyon et Turin, qui serait un élément important pour les liaisons transnationales, constituerait en outre un vecteur supplémentaire de développement de l’est lyonnais, qui est déjà l’une des zones logistiques majeures sur le territoire national.
