<p>François de Rugy (Capture d'écran L CP)</p>
François de Rugy et Julien Denormandie l’ont annoncé ce jeudi afin de parvenir à l’objectif zéro chaudière au fioul d’ici 10 ans.
C’est l’un des objectifs du Gouvernement parvenir au zéro chaudière au fioul d’ici 10 ans. Afin de lutter contre le réchauffement climatique et améliorer le pouvoir d’achat deux ministres, François de Rugy, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ville et du Logement ont lancé une prime à la conversion des chaudières. L’objectif étant de sortir des énergies fossiles les moins performantes et de diminuer les factures de chauffage.
3,5 millions de foyers français sont encore équipés de chaudières au fioul. Or le Gouvernement vise l’objectif zéro chaudière au fioul d’ici 10 ans. Cette prime à la conversion des chaudièresvise ainsi à remplacer 600.000 chaudières au gaz ou au fioul dans les deux prochaines années, soit plus de 1 milliard d’euros d’aides sur ces 2 ans.
Changements dans les dispositifs existants
La prime à la conversion des chaudières est exceptionnelle, et est bonifiée pour les bas revenus, pour tout remplacement d’une chaudière au fioul ou à gaz peu performante par un équipement utilisant des énergies renouvelables, que ce soit une chaudière biomasse, une pompe à chaleur, un système solaire combiné, ou encore un raccordement à un réseau de chaleur. Elle pourra également être remplacée par une chaudière à gaz à très haute performance énergétique, ainsi que pour le remplacement d’un poêle à charbon par un poêle à bois performant.
Son déploiement est le résultat de plusieurs changements sur les dispositifs existants, comme l’accès simplifié aux aides par la construction avec les acteurs privés d’offres commerciales agrégeant les aides de l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat (ANAH – jusqu’à 50% des dépenses), les aides privées versées au titre des CEE, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (30% du montant restant) et en offrant des solutions pour financer le reste à charge ; tout en réalisant, à la place des ménages, l’ensemble des démarches administratives.
L’autre changement majeur est la forte augmentation des aides au titre des CEE (Certificats d’économie d’énergie) afin qu’ils tiennent compte de la valeur ajoutée écologique des opérations de remplacement de chaudières.
Elargissement de l’éligibilité
Un élargissement de l’éligibilité de ces aides sera effectif pour tous les ménages, sans condition de revenu, et pour les remplacements des chaudières à gaz les moins performantes, et non plus seulement aux aux chaudières au fioul car il faut remplacer toutes les chaudières vétustes.
Cette « prime à la conversion » des chaudières « permet ainsi d’ores-et-déjà à certains des ménages les plus modestes de bénéficier du changement de leur chaudière pour 1€ seulement. Pour les autres, le reste à charge sera faible et pourra par ailleurs être couvert par un prêt à taux zéro (éco-PTZ) qui a été récemment simplifié, ou des prêts des acteurs de l’énergie. Les économies d’énergie réalisées grâce à un nouvel équipement permettront par ailleurs aux Français de réaliser des économies dès la première année, même pour ceux qui ont un reste à charge et un prêt à rembourser », note le ministère.
« L’urgence climatique nous impose de prendre des mesures pour changer de mode de vie, et se tourner vers de nouvelles manières de se chauffer. Il est primordial que l’État soit en première ligne pour inciter les Français à changer de modèle, et qu’il accompagne les plus modestes vers les énergies renouvelables. La transition énergétique sera solidaire ou ne sera pas», a souligné François de Rugy.
« Dans des temps où il est difficile pour certains de nos concitoyens de payer leurs factures d’électricité, il est essentiel que le Gouvernement aide les Français dans la mise en place sur tout le territoire de nouveaux moyens de chauffage moins énergivores et plus économes. L’efficacité énergétique des logements est le premier poste sur lequel il faut investir pour réduire les dépenses en énergie» a quant à lui quant à lui déclaré Julien Denormandie.
