<p>(SDH/LPI)</p>
Les taux des prêts immobilier du secteur concurrentiel se sont établis à 1.29% en moyenne, selon l’observatoire CSA/Crédit Logement.
Les taux des crédits immobiliers ont de nouveau reculé au deuxième trimestre, selon la dernière étude de l’observatoire CSA/Crédit Logement. Hors assurance et coût des sûretés, ils ont en effet reculé à 1.29% en moyenne, contre 1.41% au 1er trimestre 2019. Ce niveau s’avère être en deçà du plancher de l’automne 2016, qui s’établissait à 1.35 % (voire 1.33 % en novembre 2016).
Les taux sont en outre tombés sous le rythme de l’inflation depuis le mois de juin 2018, soit une situation « inédite depuis la Libération », note Crédit Logement. « Car si au début des années 50, puis en 1958 ou en 1974, ces taux d’intérêt s’étaient établis sous l’inflation, ce n’était pas en raison de leur faiblesse, mais parce que les prix augmentaient alors de plus de 10 % par an », rappelle l’observatoire.
Une production déformée sur les prêts longs
Ce dernier rappelle que ces bas taux des crédits immobiliers s’expliquent par « l’abondance de liquidités et de ressources d’épargne bon marché », ainsi que par « l’impact de la politique monétaire suivie par la BCE». « Ainsi en s’établissant à 1.25 % en juin 2019, les taux des crédits immobiliers étaient 4 fois et demi moindres qu’au début des années 2000 … et 11 fois moins élevés qu’à la fin des années 80 ! », note l’observatoire.
L’observatoire note que cette amélioration des conditions de crédit n’aurait pas, à elle seule, permis la réalisation des projets immobiliers d’une large partie de la demande, notamment celle des ménages jeunes et modestes, « si dans le même temps les établissements bancaires n’avaient pas allégé leurs exigences à l’égard des taux d’apport personnel des emprunteurs ». La durée des prêts s’est aussi allégée. La production s’est déformée vers les prêts les plus longs, avec la part des prêts à 25 ans et plus s’élevant à 42.3 % en juin 2019.
