<p>(SDH/LPI)</p>
L’INSEE a publié vendredi sa traditionnelle enquête de conjoncture promotion immobilière, qui montre une demande toujours forte, aidée en cela par des moyens de financement anticipés en hausse.
L’INSEE a publié vendredi son enquête de conjoncture promotion immobilière. Et selon cette dernière, les promoteurs sont plus nombreux qu’il y a trois mois à estimer que la demande de logements neufs est élevée. En juillet, les promoteurs sont en effet bien plus nombreux qu’en avril à estimer la demande élevée.
« Le solde d’opinion correspondant augmente nettement, mais reste au-dessous de sa moyenne de longue période. Les perspectives de mises en chantier sont inchangées », note l’enquête. En juillet, les perspectives de mises en chantier pour les trois prochains mois restent inchangées, avec un solde stable, un peu au-dessous de sa moyenne de longue période.
L’enquête précise que le solde sur les logements destinés à la vente augmente et dépasse sa moyenne de longue période. A l’inverse, celui sur les logements destinés à la location recule et passe juste au-dessous de ladite moyenne. Les promoteurs sont plus nombreux qu’il y a trois mois à signaler une augmentation de leur stock de logements invendus. Le solde augmente et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période.
Les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs vont augmenter
Sur le front des prix, les promoteurs sont plus nombreux à faire état d’une hausse du prix moyen des logements neufs mis en vente. Le solde correspondant « augmente de nouveau et excède davantage sa moyenne de longue période, à son plus haut niveau depuis janvier 2008 », note l’INSEE.
Concernant le financement, les promoteurs sont plus nombreux à juger que l’apport personnel des candidats à l’acquisition d’un logement neuf a progressé au cours des derniers mois.
L’INSEE note en outre que les promoteurs sont également plus nombreux à considérer que les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs vont augmenter au cours du prochain trimestre. « Le solde d’opinion correspondant augmente de nouveau et se situe largement au-dessus de sa moyenne, à son plus haut niveau depuis décembre 2017 », note l’institut statistique. Un fait qui semble à mettre en relation avec la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui devrait vraisemblablement devenir, selon les propres déclarations de cette dernière, plus accommodante dans les prochains mois.
