<p>Christophe Demerson (UNPI)</p>
L’UNPI a publié ce lundi son observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties, pour la 13ème fois consécutive.
L’UNPI a fait part ce lundi de son observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties d’habitation, avec un regard sur son évolution sur 5 ans, entre 2013 et 2018. L’étude montre ainsi que sur cette période, au niveau national, la taxe foncière des locaux d’habitation a augmenté en moyenne de 10,8%, tous taux cumulés (bloc communal + département), y compris la majoration légale de 4,5 % des valeurs locatives entre 2013 et 2018.
Toutefois, proximité des élections municipales oblige, la hausse de la taxe foncière tend à se ralentir. Elle demeure toutefois 3 à 4 fois supérieure à l’inflation - l’indice des prix à la consommation ayant augmenté dans le même temps de 3,82 % entre octobre 2013 et octobre 2018 - et à l’évolution des loyers, qui est estimée à 2,32 % par l’observatoire Clameur sur la période. Sur 10 ans, la taxe foncière, tous taux cumulés, a progressé en moyenne de 34,7% (y compris la majoration légale de 14,6% des valeurs locatives réalisée entre 2008 et 2018). Les loyers n’ont, eux, augmenté, dans le même laps de temps que de 9,34% et l’inflation de 9,91%.
Hausse des bases
Sur la décennie, la taxe foncière a donc progressé 3,7 fois plus rapidement que les loyers et 3,5 fois plus vite que l’inflation. « Ça, ça me frappe », note Christophe Demerson, président de l’UNPI, qui met également en avant la nette augmentation des bases locatives, qui, cette année encore, augmente nettement plus que l’inflation 2018. « Le problème, c’est que nous ne sommes pas à +2,2 % d’inflation », s’insurge-t-il. Et le projet de loi de finances 2020 ne va pas corriger la trajectoire.

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