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Le collectif « Plein La Vue » s’est indigné suite à l’installation de panneaux publicitaires temporaires sur les berges du Rhône au niveau de la Guillotière, dont un panneau numérique.
Le collectif « Plein La Vue » a fait part hier de son indignation, suite à l’installation de plusieurs panneaux publicitaires temporaires sur les berges du Rhône au niveau du pont de la Guillotière, dont un panneau numérique publicitaire. « Alors que le règlement local de publicité intercommunal est toujours en discussion à la Métropole et que l’autorisation de ces écrans n’a pas encore été actée, le Collectif Plein La Vue dénonce l’installation de ce panneau et demande son retrait immédiat », a indiqué le collectif dans un communiqué.
Benjamin Badouard, le président du collectif, s’indigne de cette installation alors même que ceci n’a pas encore été autorisé au sein du règlement local de publicité intercommunal . “Soit la collectivité a donné son autorisation pour ce type de dispositif et c’est proprement scandaleux, soit JC Decaux se permet d’installer son écran en toute illégalité. Alors que les élus de la Métropole n’ont toujours pas tranché sur l’autorisation de ce type de dispositifs dans nos rues et que les citoyens ont manifesté à plusieurs reprises leur opposition, cet annonceur bafoue le débat public en cours et impose cet écran.»
Le président du collectif demande ainsi le retrait du dispositif et des explications de la part de la collectivité ainsi que de JC Decaux. « Les publicitaires nous ont habitué à ce genre de pratiques : d’abord des expérimentations illégales ou ‘provisoires’ afin de nous habituer à leurs dispositifs puis une normalisation afin d’obtenir leur autorisation. Ces pratiques doivent cesser, la décision politique doit primer et nous espérons que ça permettra d’ouvrir les yeux aux élus sur la voracité des groupes comme JC Decaux » ajoute le représentant.
La Métropole renvoie vers la Ville
Les candidats des écologistes à la ville de Lyon et à la Métropole de Lyon ont aussi critiqué ces nombreux panneaux publicitaires, en faisant aussi remarquer que l’utilisation de ces écrans de publicité était toujours en discussion à la Métropole. « Soit la Métropole a donné l’autorisation à JCDecaux de les installer en faisant fi du débat et du règlement de publicité intercommunal et c’est très grave, soit JCDecaux a délibérément installé cet écran sans autorisation des pouvoirs publics et c’est tout aussi grave ». Selon eux, cet écran c’est « le cheval de Troie de la publicité numérique ». Grégory Doucet et Bruno Bernard, candidats des écologistes à la ville de Lyon et à la Métropole de Lyon on rappelé dans un communiqué vouloir s’engager à limiter clairement les espaces publicitaires dans nos villes. “On ne peut pas continuer à utiliser les outils du vieux monde, ceux de la consommation de masse irresponsable. Limiter la publicité dans l’espace public c’est une de nos mesures pour amorcer la transition écologique et la réussir, pour in fine faire de Lyon une ville verte et apaisée », ont-ils indiqué.
La Métropole de Lyon a toutefois rapidement répondu à l’interpellation du collectif, en rejetant la responsabilité sur la Ville de Lyon. « Cette installation de panneau temporaire n’a pas fait l’objet d’autorisation de l’espace public de la part de la Métropole de Lyon mais d’une autorisation d’occupation temporaire, instruite par la Ville de Lyon. Le Président de la Métropole de Lyon s’étonne de cette décision au regard de la concertation sur le Règlement local de publicité qui est actuellement en cours», a indiqué la Métropole dans un communiqué.
