<p>Alexandre Schmidt (SDH/LPI)</p>
Cédric Van Styvendael, candidat à l’élection municipale avec le mouvement « Villeurbanne à voix haute », a proposé l’instauration de l’encadrement des loyers, ce qui a fait réagir les professionnels.
Alexandre Schmidt, président de la FNAIM du Rhône, a, dans un communiqué réaffirmé « le danger de la mesure sur l’encadrement de loyers », que proposent plusieurs candidats aux élections municipales et métropolitaines. C’est notamment le cas de Cédric Van Styvendael, candidat à l’élection municipale avec le mouvement « Villeurbanne à voix haute ». Alexandre Schmidt l’invite à débattre sur le fond de cette problématique.
Selon la FNAIM du Rhône, la mesure, portée par le gouvernement, « ne fera qu’accentuer la tension sur le marché locatif du parc privé, et réduire l’offre de logement ». Selon Alexandre Schmidt, « il faut continuer à donner confiance aux bailleurs privés qui permettent à une grande partie des habitants de Villeurbanne, de se loger, pour la plupart éligible au logement social et logé dans le parc privé. Cette mesure est une mesure de défiance vis à vis des investisseurs. Si, il y a bien une chose à encadrer ce sont les taxes foncières ! ».
Les revenus des bailleurs "réquisitionnés de manière totalement arbitraire"
« En encadrant les loyers, la mairie de Villeurbanne va tout simplement créer un fort climat de méfiance auprès des bailleurs en les accusant d’être la source des maux du logement en France. Les revenus que les bailleurs étaient censés obtenir par l’intermédiaire d’un marché libre vont être en réalité, avec l’encadrement des loyers, réquisitionnés de manière totalement arbitraire », ajoute Alexandre Schmidt.
Pour la FNAIM, l’encadrement est « aussi et essentiellement une mauvaise communication auprès des locataires sur le long terme, car la fuite des bailleurs privés, induite par cette confiscation de leurs revenus, finira par desservir les personnes en recherche d’un logement ». Sans secteur privé locatif puissant, ils n’arriveront plus à se loger. Selon la fédération, la mesure répond à un problème à court terme que rencontrent les locataires, lié au montant de leur loyer. Elle analyse le problème comme la conséquence d’une offre trop rare. Selon la Chambre, « il faut donc entrer dans une réflexion sur le long terme afin de rétablir l’offre et créer une forme de concurrence et de perspective du marché. Adapter la durée des préavis serait un bon début ».
