<p>Julien Denormandie (SDH/LPI)</p>
Plusieurs sites mobilisés sont issus du patrimoine de l’État. L’Etat finance et gère toute l’année avec les associations plus de 146.000 places en moyenne.
Le plan hivernal 2019-2020, déclenché le 1er novembre par Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, vise à mettre à l’abri et accompagner les plus démunis à la rue. Le ministère a indiqué que la montée en charge du plan se poursuivait avec, à ce jour, 9.447 places hivernales ouvertes dont 3.213 dans des centres d’hébergement en Ile-de-France. L’Etat finance et gère toute l’année avec les associations plus de 146.000 places en moyenne pour héberger les personnes à la rue et répondre ainsi aux situations de détresse.
14.000 places supplémentaires ont, depuis 2017, été créées, ce qui porte le total de places financées et ouvertes toute l’année « à un niveau jamais atteint », précise le ministère. Les besoins restent importants et le renforcement des moyens est encore plus de mise l’hiver, avec la chute des températures. 9.447 places hivernales ont été à ce jour ouvertes depuis le 1er novembre au niveau national, en particulier dans les zones les plus tendues.
Ces places viennent s’ajouter aux 146.000 places du dispositif pérenne. Selon le ministère, «une priorité absolue est donnée aux publics les plus vulnérables avec ainsi près de 1.400 réservées en Ile-de-France pour les familles sollicitant le 115 soit 43,5 % des places ouvertes. Le dispositif continue de monter en charge et de nouvelles capacités sont mobilisées. En outre, les maraudes, qui vont à la rencontre des personnes sans domicile, sont intensifiées, avec la reconduction en 2020 des 5 millions d’euros de crédits supplémentaires qui ont permis la création de 34 maraudes et le renforcement de 20 existantes ».
Mobilisation de sites inoccupés
Julien Denormandie a remercié dans un communiqué tous les acteurs engagés, associations, services de l’Etat et collectivités, pour venir en aide aux publics les plus démunis. Selon lui « la détermination du Gouvernement est totale pour mettre à l’abri ceux qui sont dans la détresse. Face aux besoins remontés par les associations, j’ai lancé en octobre un appel à la solidarité aux institutions publiques et privées pour identifier des locaux vacants à mobiliser pendant la période hivernale. Dans cet effort accru, l’Etat a un devoir d’exemplarité. C’est pourquoi nous mobilisons les sites inoccupés pour les transformer temporairement en centres d’hébergement d’urgence, qu’ils soient en attente d’affectation, de cession ou de travaux ».
C’est notamment le cas pour la Banque de France qui va mettre à disposition d’ici la fin de l’année 80 places pour les familles dans ses locaux du 6e arrondissement de Paris, ou encore le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse qui possède un hôtel particulier dans le 16e arrondissement, et qui accueille désormais spécifiquement des femmes isolées. Les ministères des Armées et de l’Action et des Comptes publics ainsi que la Commission de régulation de l’énergie ont également répondu à cet appel.
Des acteurs privés de l’immobilier ont également été sollicités par le ministre chargé de la Ville et du Logement pour s’engager résolument dans ce combat contre le sans-abrisme en identifiant des locaux pouvant être utilisés à des fins d’hébergement d’urgence. « Plusieurs ont répondu à cet appel en mettant à disposition à titre gratuit pour la première fois des locaux. Une structure ouvrira ainsi la semaine prochaine et aura une capacité de 150 places, public familles et femmes sortantes de maternité », conclut le ministère.
