<p>Renaud Payre (SDH/LPI)</p>
Renaud Payre, est le candidat de la Gauche Unie (PS , PCF, Génération.s, Manufacture de la Cité, Gauche Démocratique et Sociale, Nouvelle Donne, Place Publique) à la présidence de la Métropole de Lyon. Nous évoquons avec lui son programme, qui prévoit des métros légers de surface, l’abandon de l’Anneau des sciences, de nouvelles relations avec les territoires environnants, mais aussi une coopérative pour la rénovation énergétique et l’encadrement des loyers.
Qu'est-ce qui est, selon vous, le plus urgent d'un point de vue urbain pour la Métropole de Lyon?
Je crois que nous sommes arrivés à un moment où le modèle qui a été développé depuis le début des années 2000 arrive à son terme, et produit ses effets pervers. Et c'est ce modèle qui a été proposé par Gérard Collomb. Je pense que c'était probablement le bon modèle dans les années 2000. En cela, c’était le bon maire des années 2000, avec ce modèle d’un développement de Lyon avec une vraie attractivité économique. Ce serait franchement complètement caricatural de critiquer cela. Néanmoins, aujourd'hui, nous devons passer une autre étape, qui est l’étape de la Métropole. Pourquoi ? Parce que la Métropole peut nous permettre de transformer et d'améliorer la vie quotidienne des habitantes et des habitants.
Ce que je veux dire de manière très concrète, c'est que Gérard Collomb et David Kimelfeld dans sa continuité ont, d'une certaine manière, proposé un modèle, une vision de la Métropole centralisée sur quelques kilomètres carrés, et notamment sur la Part-Dieu. Il y a donc un centre fort mais qui sature, et quand ce centre sature, c'est l'ensemble de la métropole qui s'asphyxie.
Pourquoi ? La première couronne vient sur ce centre-là, mais au-delà de la métropole, c'est l'ensemble de la région urbaine de Lyon qui est entièrement centralisé sur une partie de la ville de Lyon. Ça, c'est un modèle qui n'est plus du tout en phase avec les enjeux actuels, en terme d'égalité sociale et territoriale, en terme de transition écologique. Nous sommes donc face à la nécessité de proposer une autre vision de la Métropole.
Celle que je porte au nom de la « Gauche unie », c'est celle de la Métropole qui relie, c'est-à-dire qui s'adresse à l'ensemble des territoires de cette métropole, et même un peu plus largement, c'est-à-dire l’aire urbaine.

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