<p>(Auremar FL)</p>
Le groupe Seloger a fait part d’une étude réalisée sur plus de 2.500 futurs acquéreurs début avril. 1 futur acquéreur sur 2 reprendra son projet dès le 11 mai.
SeLoger a réalisé une étude via son observatoire du moral immobilier réalisée auprès de 2.652 futurs acquéreurs le 7 avril dernier. Selon celle-ci, 7 futurs acquéreurs sur 10 sont confiants concernant la réalisation de leur projet immobilier dans les six prochains mois et pensent le reprendre d'ici l'été.
Selon le groupe, les futurs acquéreurs se montrent, malgré le confinement, toujours aussi déterminés. « Ils sont 70% à rester confiants quant à la concrétisation de leur projet dans les 6 prochains mois, et pensent le reprendre d'ici l'été. Mis en ‘pause’ par la force des choses ou malgré eux, ils demeurent dans les starting-blocks pour une reprise dès le 11 mai », souligne Séverine Amate, porte-parole de SeLoger. Seuls 2% des candidats à l’acquisition qui abandonnent leur projet.
Une reprise attendue, pour une part importante, dès la fin du confinement
D’autres choisissent le report. Parmi les acquéreurs choisissant cette option, la reprise est prévue dès la fin du confinement pour 52% d’entre eux. Elle est en revanche programmée dès le mois de juin pour 7% et pendant l’été pour 11%. Près de 17% des acquéreurs attendront la rentrée, alors que seuls 13% reporteront à l’année 2021.
L’étude montre « que cet impact se limite - dans la plupart des cas - à des retards dans les démarches ou à un report de quelques mois ». Pour trois futurs acquéreurs sur quatre, les projets subissent du retard (39% retard dans leurs démarches, 37% de report).
« Fin février, avant le confinement, 65% des futurs acquéreurs affirmaient leur confiance dans l’aboutissement de leur projet dans les 6 prochains mois. Aujourd’hui, ils sont 70%. Ce léger bond de 5 points pendant le confinement traduit un état d’esprit positif malgré la période compliquée et incertaine que nous vivons tous. Les porteurs de projet restent à date des acteurs déterminés et c’est un excellent signal pour la reprise du marché dès le 11 mai prochain», complète Séverine Amate.
Selon cette étude, 58% des sondés anticipent une baisse générale et progressive du pouvoir d'achat, alors même qu’ils sont seulement 26% à considérer que leur propre pouvoir d’achat est concerné. « 11% parient même sur une amélioration de leur pouvoir d’achat », souligne le groupe, un optimisme fondé sur une conviction de capacité financière qui serait conservée après le 11 mai.
55% des futurs acquéreurs tablent sur une baisse des prix
Sur le front des prix, 55% des futurs acquéreurs tablent désormais sur une baisse plutôt progressive des prix immobiliers. Ils n’étaient que 9% à envisager cette hypothèse fin février. 56% d’entre eux « situent cette baisse dans une fourchette inférieure à 10% ». Reste qu’un tiers des futurs acheteurs penche plutôt pour une stabilité des prix.
La perspective de la baisse des prix laisse entrevoir pour 54% des futurs acquéreurs de nouvelles opportunités pour un achat immobilier. Sur le front des volumes, il y aura pour 3 acheteurs sur 4 autant voire plus de biens disponibles sur le marché après le confinement. En matière de taux immobiliers, un futur acquéreur sur deux pense que les taux d’intérêt vont augmenter mais plutôt progressivement. Un tiers pense qu'ils devraient rester stables. Mais 40% d’entre eux pensent que les conditions d'octroi devraient se durcir.
« Les candidats à l’accession en France notent une remontée des taux depuis quelques jours. Il ne faudrait pas que la parenthèse enchantée connue ces 2 dernières années concernant l’obtention de taux ne vire au cauchemar et grippe le marché». « Une remontée des taux aurait un impact certain sur le pouvoir d’achat et le moral des porteurs de projet confinés à date mais impatients de se rendre dans les agences immobilières pour concrétiser», conclut Séverine Amate.
