Le confinement ne se traduit pas par des baisses de prix

C’est ce qu’a indiqué LPI-SeLoger dans son baromètre mensuel.

LPI Seloger publiait ce lundi son traditionnel baromètre mensuel. Et celui-ci fait état, sans surprise, d’un coup d’arrêt avec une chute du volume des transactions, du fait des visites physiques de logements repoussées, de rendez-vous d’estimation retardées, de la production de crédits immobiliers ralentie, et de signatures d’actes retardées. « Le nombre de compromis signés en mars a été en recul de 50% par rapport au mois de mars 2019 », ce qui se traduit par un recul de 23,5 % des transactions au premier trimestre.

Reste que le prix de l’immobilier ancien progressait encore, avec des gains respectifs de 1,3 % sur les trois derniers mois et de 5,4 % sur l’année. La plus forte progression est d’ailleurs enregistrée par les maisons, avec une hausse de 6,2% sur 1 an, qui s’inscrit devant celle des appartements (+ 4,8 % de hausse annuelle). Cette hausse des prix s’expliquait par le fait que primo-accédants et ménages modestes ont effectué une sortie de piste et que seuls restaient en capacité d’acheter les ménages les mieux dotés financièrement. Selon le porte-parole du baromètre LPI-SeLoger, il ne faut pas d’ailleurs « pas s’attendre à un grand mouvement de baisse des prix, en zone rurale comme dans les grandes villes ». Selon lui, « un moindre renouvellement de l’offre entretient les tensions sur les prix car si la demande recule, l’offre nouvelle se réduit aussi avec la baisse des reventes ».

Hausse des prix dans de nombreuses villes

Les prix des logements s’inscrivent donc toujours en hausse dans de nombreuses grandes villes, à l’image d’un prix au m² à Villeurbanne en hausse de 13 % et une progression de 9,9 % à Annecy. La crise ont, certes, paralysé les marchés de transaction en mars, mais les prix n’ont reculé que dans 8% des villes plus de 100 000 habitants et dans 13 % des villes de plus de 50 000 habitants. Les marges de négociation sont par ailleurs toujours en chute libre. On notera par ailleurs que les prix de vente affichés voyaient une baisse qui se limitait à 2,8 % pour les appartements et à 4,3% pour les maisons. Nombre de vendeurs préfèrent d’ailleurs retirer leurs biens de la vente et attendre, plutôt que de baisser leurs prix.

Nettes hausses dans les arrondissements

Sur le front des prix immobiliers, on notera que nombre d’arrondissements engrangent toujours une hausse dont l’amplitude est à deux chiffres sur un an. C'est notamment le cas des 4ème, 5ème, 7ème et 8ème arrondissements. Les prix s’approchent ainsi petit à petit des 6.000€ dans le 6ème arrondissement, avec une hausse de 13,6 %, à 5.732€ le m². Dans le 5ème arrondissement, les prix augmentent de 11%, à 4696€ le m². Le septième arrondissement flirte, lui, avec la barre des 5.000€, à 4.938€ le m² (+11,4%). Le 8ème arrondissement dépasse quant à lui la barre des 4.000€ le m², à la faveur d'une augmentation des prix de 13,8% sur un an, à 4.006€ le m².

Dans les autres arrondissements, on notera que les prix signés augmentent de 4,2 % dans le premier arrondissement, à 5.598 € le m², et qu’ils s’adjugent encore une envolée de 8,8% dans le 2ème arrondissement, à 6.499€ le m². Les hausses de prix approchent les 8% dans les 3ème (+8,3% à 4.959€ le m²) et 6ème arrondissements (+8,1% à 6.737€ le m²). La progression est, enfin, de 7% dans le 9ème arrondissement, à 3.611€ le m².

Baisse en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans l’agglomération lyonnaise, on notera que les prix augmentent de 6,6% à Vaulx-en-Velin, à 2.027€ le m², et qu’ils augmentent de 0,6 % à Vénissieux, à 2.251 € le m². Dans les villes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, on notera que la hausse est également sensible à Saint-Etienne, de l’ordre de 6% à 1.436€ le m², mais aussi à Chambéry, avec une augmentation de 4,6 % à 2.848€ le m², à Grenoble, où les prix prennent 4% à 2.762€ le m² et à Clermont-Ferrand, avec une progression de 4,6 % à 2.274€ le m². Seule Valence enregistre une légère érosion des prix sur un an, de 0,8% à 2.002€ le m².






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