<p>(INSEE)</p>
L’Insee a produit au niveau national et régional une estimation de l’impact de la crise.
Le confinement a eu un lourd impact sur l’économie, selon une estimation de l’impact de la crise produite par l’Insee au niveau national. La situation inédite de confinement de la population qui a été mise en place le 17 mars dernier, visait à lutter contre la propagation du virus Covid-19, et a de facto mis « en sommeil » une partie de l’économie française.
Selon les informations disponibles au 7 mai et compilées par l’institut statistique, l’activité économique française serait en baisse de 33% par rapport à une situation « normale ».
Au niveau départemental, l’activité économique aurait diminué de 38 % par rapport à une situation normale en Savoie. Il faut dire que l’impact lié au tourisme d’hiver, dans ce territoire, est majeur. « Des activités comme les remontées mécaniques, les moniteurs de ski non salariés, ou les magasins de sport pèsent sur la production locale. En raison de la saisonnalité de cette activité, le département de la Savoie pourrait peut-être connaître un impact plus faible en mai que ce que le modèle prévoit, mais au contraire plus élevé en mars », souligne l’INSEE. La baisse est en effet estimée selon l’hypothèse que chaque secteur d’activité aurait connu la même évolution dans le département qu’au niveau national.
Auvergne-Rhône-Alpes, l’une des régions les plus impactées
La région serait, elle même, l’une des plus impactées, selon l’INSEE. Elle est proche en cela de la Corse (– 35 %) et semblable à l’Île-de-France (– 34 %). L’hébergement-restauration accuse une baisse d’activité de 90%, et de 75 % pour la construction.
Le fait que la région soit plus touchée s’explique aussi par la structure économique de la grande région, et notamment son orientation plus industrielle. L’industrie représente en effet 18% de la valeur ajoutée régionale, contre 14 % nationalement. « La plus forte présence de la fabrication d’autres produits industriels (textile, chimie, métallurgie, caoutchouc- plastique,..) influe donc sur la baisse d’activité globale », indique l’INSEE dans son analyse.
L’institut précise que près de la moitié des salariés (soit 1.440.800 salariés), sont en demande de dispositif de chômage partiel, et qu’en mars, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de 9%.
