<p>Bruno Arcadipane, président d’Action Logement Groupe (SDH/LPI)</p>
Le ministère chargé de la Ville et du Logement et Action Logement proposent aux salariés fragilisés par la crise une aide pour payer leur loyer ou leur crédit immobilier.
Un dispositif d’aides financières a été mis à disposition des salariés confrontés à une perte de revenus par Action Logement, afin de leur permettre de payer leur loyer ou leur crédit immobilier. Le Conseil d’administration d’Action Logement Groupe a décidé jeudi dernier de mettre en place ce dispositif d’aide exceptionnelle. Ceci vient compléter des dispositifs publics d’aide aux impayés de loyers déjà existants et renforcés pendant la crise du Covid-19.
100 millions d’euros mobilisés
Ce dispositif est doté de 100 millions d’euros mobilisés par Action Logement. Il est effectif avec effet rétroactif à compter du 1er avril. Le dispositif concerne les locataires du parc privé, social et intermédiaire, ainsi que les locataires de résidence collective d’hébergement (hors Crous) et les ménages accédant à la propriété.
L'aide s’adresse à tous les salariés du secteur privé quelle que soient leur ancienneté et la nature de leur contrat de travail qui ont eu à subir une baisse de leurs revenus d’au moins 15%, à la suite de la mise en place de mesure de chômage partiel ou une hausse significative de leurs dépenses.
Elle s’adresse également aux demandeurs d’emplois et aux salariés ayant eu à connaitre des surcoûts de loyer du fait de la crise sanitaire en maintenant une double résidence pour motif professionnel.
Une aide forfaitaire de 150 euros mensuelle
Concernant les modalités, l’aide forfaitaire se monte à 150 euros, qui est mensuelle pendant une durée maximum de 2 mois pour les salariés éligibles dont les ressources sont inférieures à 1,5 SMIC. Une seule aide par ménage peut être accordée.
Pour bénéficier de l’un de ces dispositifs, le salarié peut s’adresser au service social de son entreprise ou faire directement sa demande sur le site Internet www.actionlogement.fr, et ce dans les trois mois qui suivent la première baisse de revenu ou bien contacter la plateforme « SOS loyers impayés » (0805 16 00 75). Celle-ci permet en effet aux agences départementales et à ses conseillers juridiques d’accompagner les locataires qui ont besoin d’information et de les orienter vers les aides qu’ils peuvent solliciter ou pour un accompagnement juridique. Parmi ces aides, celles du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) de 350 millions d’euros, placées sous la responsabilité des conseils départementaux ou des métropoles ont été mobilisées en faveur des locataires en difficulté.
L’aide vient compléter un panel d’aides publiques déjà disponibles visant à aider les personnes face à des difficultés pour payer leur loyer, et renforcées pendant la crise sanitaire. L’Agence nationale pour l’Information sur le Logement (ANIL) a été chargée, depuis le début de la crise sanitaire, par le ministère de la ville et du logement de l’accompagnement de tous les ménages, locataires comme propriétaires, qui sont confrontés à des difficultés de paiement des loyers.
Une aide qui complète un panel de mesures déjà mises en place
« Depuis le premier jour, tout le Gouvernement est engagé pour qu’à la crise sanitaire et économique ne s’ajoute pas une crise sociale. C’est pourquoi ont été mis en place le dispositif de chômage partiel, l’aide exceptionnelle de solidarité pour les familles modestes ou encore les chèques services pour les personnes les plus précaires. Cette nouvelle aide vient compléter l’ensemble de ces mesures et s’adressent aux salariés ayant été confrontés à une perte de revenus ne leur permettant plus de payer leur loyer ou prêt immobilier », a indiqué dans un communiqué Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement.
« Les partenaires sociaux portés par la vocation d’utilité sociale du Groupe s’engagent à accompagner les salariés impactés et fragilisés par la crise sanitaire et à contribuer à prévenir les défaillances de paiement des loyers», a pour sa part déclaré Bruno Arcadipane, président d’Action Logement Groupe.
« Avec cette initiative forte, le Groupe, illustre son action en faveur du lien emploi-logement et traduit concrètement ses valeurs de solidarité et d’entraide au service des salariés », souligne pour sa part Jean-Jacques Perot, vice-président d’Action Logement Groupe
