<p>Philippe Fertoret, Anne Delaigle et Patrick Lozano (UNIS Lyon-Rhône)</p>
L’Union veut soutenir les indépendants dans leurs difficultés. Les professionnels veulent réaliser une médiation au cas par cas avec leurs clients propriétaires bailleurs.
Les conséquences de la crise sanitaire affectent actuellement lourdement les commerçants, les restaurateurs, les hôteliers, les professionnels de l’événementiel, et les différents établissements qui ont été un temps qualifiés de « non essentiels ».
Dans ce cadre, le président de l’Unis Lyon-Rhône, Patrick Lozano, et le secrétaire général, Philippe Fertoret, ont souhaité rencontrer ce mardi au siège de l’Unis Anne Delaigle, la porte-parole de ce collectif d’indépendants qui regroupe l’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration) , la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH), ou encore Les Toques Blanches.
« Les commerces de détail dits « non » essentiels comme d’autres secteurs, tels que le secteur de la transaction immobilière, sont privés de plus de 40% de leurs chiffres d’affaires depuis le premier confinement. Il en va de même pour tous ces indépendants, autorisés à rester ouverts, mais qui du fait du confinement, se retrouvent sans clients, réalisant des chiffres d’affaires dérisoires sans aucune proportion avec les charges qui leur incombent », a indiqué Anne Delaigle.
Médiation
Afin de pallier aux conséquences de la crise sur ce tissu commercial, qui menace de voir la fermeture de très nombreux magasins ou établissements dans Lyon et sa Métropole, Patrick Lozano « se propose d’être, avec l’Unis Lyon-Rhône et ses adhérents, le médiateur avec leurs clients propriétaires bailleurs indépendants et locataires, pour tenter de trouver certains compromis et leur faire entendre qu’il est préférable de faire des gestes au cas par cas, plutôt que de voir des commerces fermer, des locaux rester inoccupés pour plusieurs années et des rues se paupériser ».
Le syndicat s’engage « à évoquer, en concertation avec ses propriétaires mandants, toutes les solutions qui sont ou seront mises à leur disposition pour préserver un intérêt commun entre locataires et propriétaires, à savoir sauvegarder l’activité des uns tout en préservant un revenu pour les autres ». Le conseil d’administration de l’Unis Lyon-Rhône s’est réuni jeudi dernier pour mettre en place ces propositions le plus rapidement possible.
