Rénovation des bâtiments publics : l’État engage une action sur près de 600 projets

580 projets ont été sélectionnés en Auvergne-Rhône-Alpes en conférence nationale de l’immobilier stratégique. Ils représentent un investissement de 330 millions d’euros dans 12 départements de la région.

C’est un effort d’ampleur qui est engagé pour la rénovation énergétique des bâtiments publics de l’État et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante.

La conférence nationale de l’immobilier stratégique de ce 14 décembre 2020 a sélectionné 580 projets représentant un investissement de 330 millions d’euros dans les douze départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le préfet de région préfet du Rhône et le recteur de région académique se sont félicité de cette sélection qui vise à la rénovation énergétique de bâtiments publics de l’État et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, dans le cadre du plan France Relance.

« Cette sélection s’inscrit dans un programme plus global de rénovation énergétique des bâtiments de l’État, de 4214 projets pour 2,7 milliards d’euros financé par le plan de relance du Gouvernement. Cette sélection fait suite au dépôt de plus de 6.000 candidatures dont 700 dossiers pour un montant de 850 millions d’euros en région Auvergne-Rhône-Alpes », rappelle la préfecture.

Les dossiers concernent un champ large de bâti, avec des bâtiments de bureaux des services de l’État (ministères, préfectures), des bâtiments accueillant du public (commissariats, gendarmeries, centres des finances publiques...), des bâtiments d’enseignement supérieur et de recherche (universités, grandes écoles, laboratoires, organismes de recherche...), mais aussi des bâtiments des CROUS (logement et restauration) ou encore des casernes), des locaux techniques. Les projets doivent permettre d’améliorer la qualité d’accueil et de réception des usagers, comme les conditions de travail des agents de la fonction publique.

Efficacité écologique et économique de la relance

Compte tenu de l’intérêt porté aux appels à projet, le Gouvernement a opéré une sélection guidée par trois principes, avec en premier lieu l’efficacité écologique et économique de la relance. Les projets ont ainsi été retenus au regard de deux critères essentiels : leur performance énergétique et la capacité à mettre rapidement en œuvre le projet, favorisant la relance des économies locales et du secteur du bâtiment.

«Alors que les bâtiments sont responsables du quart des émissions de gaz à effet de serre en France et que l’immobilier de l’État représente un parc d’une ampleur exceptionnelle (97 millions de m2 et 191 000 bâtiments), l’État doit prendre une large part dans l’effort national de réduction des consommations énergétiques et de l’empreinte carbone. Il se doit d’être exemplaire dans la gestion de son bâti et son action contribuera à une dynamique à l’échelle du pays (développement des compétences du secteur du BTP en matière de rénovation énergétique par exemple)», rappelle la préfecture. Avec une réduction de 400 à 500 millions de kWhef prévue à l'issue des travaux, l’investissement de France Relance permettra de réduire considérablement les émissions de CO2 et l’empreinte carbone du parc immobilier de l’État.

Tous les projets retenus, mais tout particulièrement les 4 108 projets de moins de 5 millions d’euros, vont favoriser les artisans, les TPE et PME partout en France, dans tous les territoires. Par ailleurs, cet investissement va être un formidable levier sur l’emploi et les compétences : on estime qu’il va permettre la création de 20 000 emplois sur 2021-2023. Cet investissement va également permettre de renforcer les compétences d’une filière d’avenir du secteur du BTP, celle de la rénovation énergétique.

Soutien aux jeunes et aux territoires

Le deuxième principe qui a guidé la sélection a été le soutien aux jeunes qui comptent parmi les populations les plus touchées par la crise et qui ont été amenés à faire de lourds efforts, notamment en période de confinement... « Les rénovations financées concernent des universités mais également d’autres établissements de la sphère de l’enseignement supérieur et de la recherche (comme des logements étudiants) améliorant les conditions de vie et de formation des étudiants. C’est un message extrêmement positif envoyé à l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique, contribuant à l’attractivité de nos villes et de nos territoires. Ainsi, 1054 projets pour 1,3 Md€, soit la moitié de l’enveloppe, concernent des projets d’enseignement supérieur, de recherche et de vie étudiante », indique la préfecture.

Enfin, en troisième lieu, le Gouvernement a veillé à ce que les projets soient répartis dans toutes les régions métropolitaines et ultra-marines. « La moitié de l’enveloppe a été allouée de manière totalement déconcentrée, en respectant l’instruction opérée par les services déconcentrés et les classements des préfets de région et les recteurs de région académique à l’issue des Conférences régionales de l’immobilier public (CRIP) », indiquent les services de l’Etat.

Ds projets à Lyon, Grenoble, Valence, Vichy, Écully

Les travaux permettront enfin d’améliorer l’accessibilité d’un nombre important de bâtiments, facteurs de cohésion sociale avec des personnes en situation de handicap comme avec les personnes âgées. Ces opérations d’investissement qui couvrent l’ensemble des départements, concernent près de 500 bâtiments dans 114 communes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les projets sélectionnés concernent à la fois des commissariats, des tribunaux, des sites administratifs, des établissements de recherche ou d’enseignement supérieur... La majorité des 580 projets concerne des opérations d’un montant intermédiaire, particulièrement adaptées à la capacité d’intervention des TPE/PME, couvrant tout le territoire régional. Plusieurs opérations emblématiques vont également permettre la réhabilitation lourde de sites de l’État avec, à titre d’exemples, à savoir le CROUS de Grenoble (14 millions d’euros), la préfecture de Valence (12 millions d’euros), l’Université Claude Bernard de Lyon avec 2 opérations de 11 et 14 millions d’euros, la Police technique et scientifique (PTS) d’Écully (16 millions d’euros), la Cité administrative d’État d’Annecy (6 millions d’euros) et le Commissariat central de Vichy (5 millions d’euros).






Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

Commentaires

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)


Les artisans décrivent un rythme de travail intense qui génère de la fatigue

La CAPEB a fait part des résultats de la 8e édition du baromètre ARTI Santé BTP.


Le bâtiment tient, mais…

nullLa fédération française du bâtiment (FFB) a, en cours de semaine, fait part, lors d’une conférence de presse, des derniers chiffres du secteur. Si ce dernier, globalement, tient, l’organisation espère pouvoir faire avancer certaines problématiques récurrentes lors des assises du bâtiment.


Le siège de l’Auxiliaire livré rue Garibaldi

nullCrédit Agricole Immobilier a annoncé avoir livré cet immeuble de bureaux situé au 18/24 rue Garibaldi, dans le 6e arrondissement de Lyon.


«Nous avons une action très importante pour le foncier économique»

nullBéatrice Vessiller est la vice-présidente de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme. Nous évoquons avec elle le lancement de la révision du SCOT, les grandes opérations d’urbanisme récemment présentées, et les enjeux en matière d’accueil d’activités économiques.


Le climat des affaires recule dans l’industrie du bâtiment


L’INSEE a publié ce mardi son indice de climat des affaires.


Le «Booster du réemploi» récemment lancé en Auvergne-Rhône-Alpes

Différents acteurs se sont réunis il y a une dizaine de jours à la Confluence à Lyon pour le lancement de cette démarche visant à accroitre l’utilisation de matériaux de réemploi dans les chantiers.


L’artisanat du bâtiment fait part d’indicateurs en baisse

La CAPEB Auvergne-Rhône-Alpes a fait part d’un « marché en souffrance dans un contexte économique bouleversé ».


La confiance des ménages et des acteurs du BTP se dégrade

L’INSEE a fait part ce mercredi de son indice de confiance des ménages, après avoir publié la veille son enquête trimestrielle dans la promotion immobilière et celle dans l’artisanat du bâtiment.


La CAPEB adopte un plan de transformation stratégique

nullLa confédération tenait son Assemblée générale ces 21 et 22 avril.


Décret tertiaire : comment la start-up lyonnaise Lowit veut prendre la main

nullL’entrepreneur Thomas Lagier, qui avait déjà cofondé en 2014 la société de modélisation urbaine Forcity (disparue en 2019), a récemment saisi l’opportunité du décret tertiaire pour créer une nouvelle start-up à Lyon. Lowit propose un diagnostic automatique, des recommandations de travaux et un suivi des performances.


MaPrimeRénov augmentée de 1.000 € pour sortir du fioul ou du gaz

Depuis vendredi 15 avril, la prime a été augmentée pour tout changement de système de chauffage qui permet de sortir du fioul ou du gaz.


La Métropole de Lyon réaffirme son soutien aux Worldskills

nullLa collectivité a annoncé son soutien plein et entier à cet événement. Elle regrette l’absence d’engagement de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.


La filière de la rénovation énergétique adresse une lettre ouverte à Jean Castex

nullPlusieurs organisations professionnelles de la rénovation énergétique ont signé cette lettre adressée au Premier ministre, afin de lui faire part de difficultés.


Face aux hausses de coûts, BTP Rhône appelle à une solidarité de filière

nullLa fédération BTP Rhône et Métropole a alerté sur des difficultés inédites depuis 1945 pour ses adhérents, lesquels sont en proie à une hausse brutale des coûts de construction suite au contexte géopolitique.


Hausse de MaPrimeRénov’ : une mesure en trompe l’œil pour la CAPEB

Le gouvernement avait annoncé en cours de semaine dernière une augmentation pour les pompes à chaleur et chaudières biomasse.