<p>Construction d'une maison individuelle (SDH/LPI)</p>
Selon Orpi, ce type de logement n’a jamais autant fait rêver les Français.
Orpi, dans son bilan annuel des prix de l’immobilier, a fait part des grandes tendances de marché. Et parmi celles-ci, 2020 aura marqué le grand retour de la maison individuelle. « La maison individuelle est devenue le synonyme du logement idéal », affirme ainsi Orpi. Du côté des acquéreurs, dès le mois de juin, un pic exceptionnel de + 45% de recherches d’achat a été comptabilisé sur le site du réseau par rapport à la même période en 2019. Cette tendance s’est poursuivie tout l’été, et concerne également les jeunes locataires, avec 30% des recherches de maisons effectuées par des locataires entre 18 et 25 ans.
« Un projet immobilier s’organise sur le long terme, et la crise n’incite pas à se précipiter. Il y a toujours une période de transition entre le rêve et la réalité ; or le dernier trimestre a été particulièrement difficile sur le plan économique et sanitaire, ce qui a aussi contraint certains candidats à l’achat à reporter leur projet», note Christine Fumagalli, la présidente d’Orpi.
Le réseau note que le parcours d’achat s’est particulièrement complexifié cette année, en raison du stop and go des confinements mais aussi du fait de l’impact de la crise et le durcissement des conditions des prêts bancaires. Mais les acquéreurs de maisons ont finalement peu fait évoluer leurs critères : la surface moyenne passe de 100 m² en 2019 à 103 m² en 2020 - insuffisant pour obtenir une pièce en plus avec un budget moyen relativement stable, de 217.617 euros (soit +2,2%). Sur le front des vendeurs, les estimations de maisons n’ont jamais été aussi dynamiques, avec une hausse en juillet et août, de respectivement + 76% et + 78% par rapport à la même période l’an passé sur le site Orpi.com.
« Sur la même période, nous avons constaté chez Orpi une légère hausse des mandats de 16% en juillet et 11% en août. Il n’y a pas de rapport de proportionnalité, car la part de vendeurs rejoint celle des propriétaires curieux, qui souhaitent se rassurer sur la valeur de leur bien, dans un contexte où aucun professionnel ne pouvait prévoir ni la hausse ni la baisse des prix», précise Christine Fumagalli, présidente d’Orpi.
Un bien qui "n'est plus un signe de réussite passé la quarantaine"
Le réseau souligne que l’attrait pour les ce type de biens se confirme également dans les projets d’acquisition des résidences secondaires. « La crise a fait émerger une tendance de bi-résidence permise grâce au télétravail », indique Orpi. De nouveaux profils d’acquéreurs émergent et s’intéressent désormais aux avantages des résidences secondaires, permettant à ce marché de niche de moderniser son image. Lors du sondage Orpi réalisé en juillet dernier, 1 répondant sur 4 déclarait envisager l’achat d’une résidence secondaire.
« L’achat d’une résidence secondaire n’est plus, comme auparavant, un signe de réussite passé la quarantaine : 28 % de ceux qui aspirent acheter une maison secondaire ont moins de 39 ans, 11 % moins de 30 ans. Et un quart d’entre eux est locataire de sarésidence principale », commente Christine Fumagalli, présidente d’Orpi.
