<p>(SDH/LPI)</p>
Ceci a permis une réduction de consommation substantielle.
C’est, entre le pont Mouton et le pont Schuman, l’un des liens historique entre le 4ème et le 9ème arrondissement. La passerelle Masaryk, anciennement appelée pont de Vaise, a été achevée et ouverte au public en juin 1841. Ce pont suspendu est constitué de deux travées égales de 85 mètres, retenues par des haubans fixés à trois piliers de pierres. Le pilier central soutient les câbles et deux plus petits ancrés sur chacune des rives maintiennent structurellement le pont. Auparavant ouverte à la circulation automobile, l’ouverture du pont Schuman au nord de celle-ci a permis de réserver cette passerelle aux modes doux, tant piétons que cyclistes, depuis 2014.
La passerelle Masaryk a fait l’objet dernièrement d’une rénovation de sa mise en lumière. « Celle-ci s’appuie sur l’architecture subtile et légère de l’édifice, afin d’en révéler tous les détails et d’accentuer la caractéristique aérienne de l’ouvrage. Ce lien lumineux participe à l’ambiance nocturne des berges en ponctuant le paysage du défilé de Saône et vient compléter la mise en lumière déjà réalisée sur 16 ponts lyonnais », note la Ville de Lyon.
« L’éclairage des gardes corps amont et aval de la passerelle sont accentués en contre plongée, affirmant la finesse de la structure de loin, tout en révélant les câbles sur l’ensemble de l’ouvrage. Tels des guides de lumière, ils accompagnent les usagers lors de la traversée du pont dans une douce pénombre, laissant libre le panorama sur la Saône », ajoute la collectivité.
Forte réduction de consommation énergétique
La Ville note que le pilier central dressé au centre du cours d’eau est habillé d’une lumière légèrement dorée sur toute sa hauteur, « comme pour rappeler la lumière chaude et si singulière de la Saône ». « L’arche est quant à elle accentuée en lumière plus ambrée pour modeler et creuser cette structure majestueuse. Les deux piliers plus petits sont éclairés sur quatre faces, formant des portes d’accès à l’ouvrage depuis les quais hauts et viennent ancrer visuellement l’édifice aux deux rives.»
Cette mise en lumière participe et enrichit le plan lumière de la ville de Lyon qui éclaire déjà 370 lieux emblématiques de la Ville. Côté énergétique, la réduction de consommation est substantielle avec une mise en lumière de la passerelle qui passe de 16.900 à 5.260 kWh par an, soit une réduction de près de 70%. Pour Sylvain Godinot, l’adjoint en charge de la transition écologique et du patrimoine dont l’éclairage urbain « la lumière est une composante majeure de l’identité de Lyon. La refonte prochaine du Plan lumière, qui embellit la ville depuis 30 ans, sera l’occasion de poursuivre le travail sur un paysage nocturne de grande qualité. Elle intégrera également un travail sur la réduction de la pollution lumineuse et permettra à Lyon de s’inscrire pleinement dans la transition écologique. »
