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Selon Emprunt Direct, les banques ont fait part de baisses de l’ordre de 5 à 25 points de base.
Emprunt Direct fait part de son baromètre des taux de crédit immobilier en Auvergne-Rhône-Alpes. Selon ce dernier, ceux-ci ont reculé en janvier au vu des barèmes communiqués tout au long du mois par les banques partenaires de l’intermédiaire. « Après une période d’attentisme, on observe ainsi un changement d’attitude des banques. Une part majeure d’établissements bancaires ont fait état de mouvements baissiers dans leurs grilles, indique Emprunt Direct.
Des baisses de l’ordre de 5 à 25 points de base sont enregistrées, « avec un reflux assez marqué suivant les qualités de dossiers ». « Les banques sont en quête de dossiers de qualité et sont de facto prêtes à abaisser leurs taux pour acquérir une nouvelle clientèle. Après avoir été largement sollicitées dans les prêts aux entreprises en 2020, les banques sont de retour en 2021 sur le marché du crédit à l’habitat », affirme l’intermédiaire.
Les décisions du HSCF auront un impact
Le marché du crédit immobilier a récemment connu des évolution avec les décisions du Haut Conseil de stabilité financière. Celles-ci « ont donné de la visibilité aux banques, même si l’impact de la hausse du pourcentage dérogatoire aux règles du HCSF - désormais fixé à 20% contre 15% précédemment – pourrait avoir un impact négatif sur la production en 2021 », note Emprunt Direct qui explique que, pour l’heure, le relatif assouplissement sur le taux d’effort semble porter ses fruits du point de vue de la demande, en net rebond.
Malgré la recommandation des 15 % établie jusqu’en décembre, Emprunt Direct souligne que les chiffres de l’ACPR avaient montré que le pourcentage dérogatoire réel appliqué par l’ensemble des banques était dans les faits de 21%. « En effet, quelques établissements n’avaient, de facto, pas utilisé en 2020 la dérogation quand d’autres étaient nettement au-dessus du pourcentage des 15 % inscrits dans les premières recommandations du HCSF (pour certains jusqu’à 40 %), et dopaient le pourcentage réel. Du fait de l’attention accrue des autorités prudentielles et du changement de nature de la règle - la recommandation devant se muer dans quelques mois en obligation - ces quelques établissements sont obligés de revenir dans la norme. Ils contraignent d’ores et déjà leur production en excluant les profils les plus fragiles, dans un contexte économique toujours incertain, au gré de la situation sanitaire », indique le courtier.
