La Métropole encourage ses habitants à devenir les jardiniers de leur propre quartier, via un permis de végétaliser baptisé « Ici on sème ». Il offre à chacun la possibilité s’approprier un petit bout d’espace public.
Clermont Auvergne Métropole crée un un permis de végétaliser baptisé « Ici on sème ». Pour embellir les rues tout en apportant une réponse aux enjeux énergétiques et écologiques, la Métropole encourage en effet ses habitants à devenir les jardiniers de leur propre quartier. Une première campagne de plantation est actuellement en cours. Et les inscriptions pour participer à la campagne d’automne sont ouvertes du 19 avril au 30 mai.
Les permis de végétaliser permettent à chacun de devenir acteurs de son environnement de proximité en s’appropriant un petit bout d’espace public pour y faire pousser fleurs, des plantes. « Quinze projets sont actuellement en cours de déploiement, à l’initiative de particuliers mais aussi d’associations de commerçants et d’associations de quartier, qui ont vu là l’occasion de participer à l’embellissement de leur cadre de vie, de se réunir autour d’un projet commun, mais aussi de favoriser la biodiversité en ville », précise la Métropole dans un communiqué.
Le dispositif avait été freiné par le contexte sanitaire. Mais il séduit de plus en plus, plusieurs communes du territoire ayant d’ores et déjà délibéré pour permettre à leurs habitants de participer. C’est le cas de Beaumont, Blanzat, Clermont-Ferrand, Chamalières, Cébazat, Châteaugay, Le Cendre, Gerzat, Pont-du-Château, Nohanent, Royat, Romagnat, Saint-Genès-Champanelle et Orcines.
Lutter contre le réchauffement climatique
Ce permis de végétaliser « s’adresse aux riverains propriétaires, copropriétaires ou locataires (sous-réserve de l’accord du propriétaire et/ou du syndic de copropriété), mais aussi aux associations de commerçants et associations de quartier », explique la Métropole. Les possibilités pour verdir et fleurir les rues sont nombreuses : aux pieds des arbres, le long des bâtiments (frontage / microverdissement) ou bien encore en façades.
« La végétalisation de l’espace public permet de lutter contre le réchauffement climatique, l’artificialisation des sols, la pollution de l’air. C’est aussi une façon d’embellir la ville, de la rendre plus agréable à vivre et de favoriser la biodiversité urbaine. Avec le Permis de végétaliser, nous plaçons le citoyen au cœur du dispositif et le rendons acteur de la transition écologique du territoire. Ce projet fédérateur était un engagement de campagne, nous sommes très fiers de le voir aujourd’hui se réaliser ! », s’est félicité le président de Clermont Auvergne Métropole, Olivier Bianchi.
Une demande à formaliser auprès de la Métropole
Pour participer aux prochaines campagnes des permis de végétaliser, il faut se rendre sur le site de la Métropole (www.clermontmetropole.eu) à la rubrique Préserver, Recycler> Transition énergétique et écologique). Le visiteur doit ensuite formaliser la demande en complétant le formulaire en ligne et en joignant (facultatif) des photos, croquis, de l’aménagement envisagé.
Après échanges avec les services de la Métropole sur votre projet, la demande fait l’objet d’une étude de faisabilité (passage de réseaux, circulation des piétons sur le trottoir, etc.). Si celle-ci est acceptée, l’habitant est invité à signer la charte et reçoit une autorisation permettant d’utiliser temporairement et gratuitement l’espace public pour le fleurir.
La Métropole organise les travaux éventuels (cas de création de fosses de plantation en pied de mur). Les plants auprès des services de la Métropole peuvent ensuite être récupérés, pour végétaliser la rue.
Les jardiniers citoyens sont tenus à des engagements. Le titulaire du permis de végétaliser « s’engage à cultiver et à entretenir son parterre (arrosage, taille des végétaux, nettoyage de la zone plantée...). Pour cela, il veille à adopter une démarche respectueuse de l’environnement : désherbage manuel, recours à des méthodes de jardinage écologique (fumure organique uniquement ; engrais de synthèse et produits phytosanitaires strictement interdits), etc », explique la Métropole qui indique qu’à défaut, l’autorisation d’occuper l’espace public pourra lui être retirée.
« À noter que si le dispositif de végétalisation utilise une façade ou une construction privée, le demandeur devra en être le propriétaire ou justifier de l’accord du propriétaire et/ ou du syndic de copropriété », précise la Métropole.
