<p>(Sytral)</p>
Ont été présentés ce mercredi les fuseaux actuellement à l’étude pour relier Francheville à Lyon en desservant les communes de la Mulatière et Sainte-Foy-lès-Lyon.
Le président du SYTRAL, Bruno Bernard, a présenté mercredi après-midi au Radisson Blu Hotel de Lyon le projet de ligne de transport par câble reliant l’ouest de la Métropole au centre de Lyon. Ont notamment été présentés les fuseaux actuellement à l’étude pour relier Francheville à Lyon en desservant les communes de la Mulatière et Sainte-Foy-lès-Lyon.
L’enjeu est d’améliorer la desserte d’un secteur moins bien desservi en lignes fortes de transports en commun que l’Est lyonnais. Le SYTRAL rappelle en effet que ce sont près de 78.000 déplacements qui sont réalisés chaque jour entre les communes de l’ouest lyonnais et le cœur de la Métropole (Lyon -Villeurbanne). Or ceux-ci sont réalisés à 60% en voiture et jusqu’à 65% pour Francheville et Sainte-Foy-Lès-Lyon. « Aux heures de pointe, jusqu’à 50 minutes sont nécessaires pour relier Francheville à Lyon, distants d’environ 10 kilomètres à vol d’oiseau », note le SYTRAL.
Désengorger la circulation depuis la colline de Francheville
Un temps pressenti, le projet de ligne de métro E qui devait initialement desservir le secteur n’est pas intégré dans le plan de mandat du SYTRAL. Il a en outre été mis en balance avec trois autres projets de ligne, dont le prolongement de la ligne B vers le nord de la Métropole (une décision qui a fâché les maires du secteur). Le SYTRAL appuie davantage le projet de ligne aérienne, qui demeure néanmoins moins capacitaire. « Pertinent, fiable et performant, le transport par câble permettrait de relier Francheville à Lyon en moins de 30 minutes, dans des délais de réalisation et un budget optimisés », souligne toutefois le SYTRAL.
Pour Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et du SYTRAL, « la télécabine est le mode de transport le plus adapté pour désengorger la circulation depuis la colline de Francheville vers le centre de Lyon car il est impossible d’élargir les voiries dans ce secteur dont la topographie est très contraignante. C’est la meilleure solution pour améliorer les déplacements tout en préservant l’atmosphère urbaine ».
Le SYTRAL met en avant des délais de construction relativement courts, de 18 mois à 2 ans selon le nombre de stations, et surtout peu impactants par rapport aux autres modes. L’impact lié aux travaux est selon lui limité dans le temps pour les riverains et le coût de réalisation inférieur à un bus ou un tramway.
Plusieurs hypothèses de fuseaux
Des études d’opportunité et de préfaisabilité ont été réalisées en 2020. Elles ont « mis en évidence l’intérêt dans ce secteur du transport par câble », note le SYTRAL. Plusieurs hypothèses de fuseaux sont envisagées pour relier Francheville à Lyon en desservant les communes de la Mulatière et Sainte-Foy-lès-Lyon avec 3 hypothèses de terminus: secteurs de Gerland, Perrache et Jean Jaurès.

Le Sytral prévoit la mise en place dans le mandat d'un transport par câble entre Francheville et Gerland (Sytral)
La nouvelle liaison favoriserait par ailleurs l’intermodalité à la faveur d’une connexion aux lignes fortes du réseau existant, comme le métro A, B ou le tramway T1 et T2) ou futur (T10) mais également le tram-train de l’ouest lyonnais ouGare SNCF de Perrache.
Les principaux critères d’analyse des fuseaux sont le respect de la protection du patrimoine et des espaces naturels remarquables, l’insertion urbaine des infrastructures, la limitation des procédures d’expropriation et des survols de propriétés privées, les impacts de la co-visibilité avec l’ensemble des secteurs traversés, le niveau de fréquentation et les équipements desservis, et bien sûr le coût
Concertation préalable de mi-novembre 2021 à mi-février 2022
« Dans le cadre des études, le SYTRAL attache une importance toute particulière à l’architecture des stations, des pylônes et audesign des cabines veillant à l’insertion naturelle du projetdans le paysage urbain », tente de rassurer le syndicat des transports.
Le SYTRAL annonce en outre qu’une concertation préalable sera menée de mi-novembre 2021 à mi-février 2022, « afin de soumettre à l’avis des citoyens l’opportunité du projet, les hypothèses de tracé ainsi que les principes d’insertion des stations et pylônes ». Il rappelle également qu’il a choisi de placer cette concertation sous l’égide de deux garants désignés par la commission nationale du débat public (CNDP). La mission de la CNDP est, rappelons-le, d’informer les citoyens et de faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte.

Article pertinent et bien sourcé.