<p>Marc Grivel , président du groupe Synergies à la Métropole (SDH/LPI)</p>
Le groupe a dénoncé dans un communiqué « le mépris de l’exécutif métropolitain pour les communes de la Métropole ».
Nombre de maires de la Métropole de Lyon se sont récemment exprimés au sein d’une tribune transpartisane intitulée « Métropole de Lyon : et si on arrêtait la casse ? ». Celle-ci réclamait une gouvernance métropolitaine moins verticale et plus équilibrée, tournée vers les communes et les citoyens, mais aussi une révision de la loi MAPTAM pour assurer la représentation de toutes les communes au sein de la Métropole de Lyon.
Synergies, groupe d’opposition au sein du conseil de la Métropole, fait partie des signataires du texte. Un tiers des maires et une grande partie des conseillers métropolitains et municipaux signataires en sont membres. Le mouvement défend en effet «de longue date la place des communes et des territoires au sein du Conseil de la Métropole et réclame depuis l’origine une adaptation de la loi MAPTAM afin d’assurer la pérennité de la Métropole, dont le développement ne peut conduire à une dilution des communes au mépris des citoyennes et des citoyens », rappelle le groupe dans un communiqué.
Il souligne que le combat pour une « Métropole des communes et des citoyens – à mille lieues d’une Métropole centralisée et segmentée qui se méfie des maires et se défie des citoyens – est partagé par le plus grand nombre, au-delà de toute référence à des étiquettes politiques ou à des attaches partisanes ». Pour faire évoluer la programmation pluriannuelle des investissements, l’ensemble des 5 groupes d’opposition, qui représentent 66 conseillères et conseillers métropolitains sur 150, ont écrit au président Bruno Bernard le 12 juillet dernier afin de réclamer sa renégociation avec les communes. Ceci vise à ce que des projets de proximité priorisés par les maires puissent sortir de terre, au bénéfice des habitants.
Or, « ce courrier est à ce jour resté sans réponse, ce que nous regrettons car cela marque une nouvelle fois le mépris de l’exécutif métropolitain pour les communes de la Métropole », regrette le groupe politique.
Annulation de la « Conférence métropolitaine »
Autre élément négatif majeur : l’annulation de la « Conférence métropolitaine ». Ce qui n’a pas manqué de susciter l’ire de Synergies. « Ce mépris a également été témoigné par l’annulation de la conférence métropolitaine, instance qui réunit l’ensemble des maires, initialement convoquée le 20 septembre 2021. Annulation que nous regrettons vivement car cette réunion aurait pu être l’occasion pour de nombreux maires d’interpeller le Président de la Métropole et de réclamer la renégociation de la PPI métropolitaine.»
Le groupe indique avoir « engagé les démarches, en tant que collectif de 45 maires, pour saisir le Président de la Métropole d’une demande d’inscription à l’ordre du jour de la prochaine réunion de la conférence métropolitaine, pour avis, de la programmation pluriannuelle des investissements 2021 – 2026, en particulier de la liste de l'intégralité des projets retenus ainsi que les montants individualisés pour leur réalisation (en mentionnant les communes concernées) ». Et ce conformément à un article du règlement intérieur de la Métropole.
« Nous ne doutons pas que, dans un souci de cohérence avec ses engagements et de transparence au regard des enveloppes financières, le président de la Métropole accèdera à cette demande en réunissant au plus vite la Conférence métropolitaine pour débattre de cette PPI et, nous l’espérons, engager sa renégociation », a indiqué la Métropole.
