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Le réseau d’agences franchisées a fait part de son point trimestriel sur le marché immobilier national.
Century 21 a fait part ce lundi de son point trimestriel sur le marché immobilier national. Selon le réseau d’agences franchisées, les prix moyens au m² atteignent des niveaux jamais égalés en France, avec un palier de 2.500€ le m² qui vient d’être franchi pour les maisons et celui de 4.000€ le m² pour les appartements.
Les hausses sont particulièrement fortes sur un an avec une flambée de 10,7% pour les maisons et de 7,4% pour les appartements. Les prix établissent un nouveau record historique, à 2.552€ le m² en moyenne pour les maisons et de 4.061€ le m² pour les appartements. Les montants moyens d’acquisition n’ont ainsi jamais été aussi élevés, à 290.654€ pour les maisons et à 240.961€ pour les appartements. Les Français ont préféré augmenter leur quotité de financement par emprunt ainsi que leur apport personnel (dont le montant n’a jamais été aussi élevé), plutôt que réduire la superficie des logements achetés qui demeure relativement stable.
Les prix impactent les volumes
L’activité pâtit de ces niveaux de ces prix toujours plus élevés : sur douze mois, le nombre de transactions recule de -7,9% pour les maisons et augmente sensiblement sur le segment des appartements (+1,7%) dans le réseau.
Les tendances au 2e trimestre apportent toutefois d’autres indications. Selon le réseau, « la flambée des prix est derrière nous en réalité », une décélération étant, selon lui, en cours, plus prégnante sur le segment des appartements que sur celui des maisons pour lequel l’appétence des Français est toujours forte.
Cela a des conséquences directes sur l’activité : celle-ci repart à la hausse au 1er semestre 2022, plus vigoureusement sur le marché des appartements que sur celui des maisons où le rééquilibrage des prix est moins substantiel.
Selon Charles Marinakis, président de Century 21 France, « ce sont les maisons dont le prix a augmenté partout en France qui affolent le marché ». Celui-ci souligne qu’elles sont de plus en plus prisées et de plus en plus chères.
« Ces niveaux de prix historiquement hauts ont des conséquences directes sur l’activité : le nombre de transactions recule sur le segment des maisons (-7,9%) et ne progresse que très légèrement sur celui des appartements (+1,7% sur un an). »
Charles Marinakis
Paris à l’inverse des tendances nationales
Le président de Century 21 France note que Paris se comporte à l’inverse des tendances nationales, avec un prix au m² parisien stable, favorisant le dynamisme du marché immobilier dont les ventes augmentent de +17,3% en un an. Parallèlement, les délais de vente s’allongent dans la capitale pour atteindre des niveaux jamais observés, ce qui témoigne d’une absence de frénésie malgré une activité soutenue.
Autre tendance : le rebond de l’activité n’est pas le fait des investisseurs. Après 4 ans de progression, la part des investissements locatifs parmi les transactions chute à Paris (-18,6%) pour retrouver un niveau inférieur à celui de 2018. Boosté jusqu’ici par l’absence d’alternative en termes de rendement, l’investissement immobilier est désormais confronté, face à la remontée des taux, à davantage de concurrence en matière de support d’épargne.
En Ile-de-France, Charles Marinakis note que ce sont les maisons qui tirent leur épingle du jeu avec un prix moyen au m² qui atteint des sommets (3.736€ le m²) avec pour corollaire un montant moyen d’acquisition record pour une maison francilienne (424.473€). Ceci entraine un ralentissement de l’activité. Dans les autres régions, les écarts de prix se creusent encore.
Le réseau a fait part de ses prévisions pour le reste de l’année.
« Nul doute qu’avec une inflation à 5,2% à date, la question du pouvoir d’achat va devenir cruciale pour la très grande majorité des ménages, et le reste-à-vivre le point d’achoppement quand il s’agira de souscrire un emprunt auprès des établissements bancaires. Cela risque de peser lourdement sur le dynamisme du marché dans les prochains mois et devrait entraîner une nette décélération de la hausse des prix immobiliers. Auquel cas, ce sont de bonnes nouvelles car cette accalmie sur les prix est souhaitée et souhaitable. »
Charles Marinakis
Dans les régions, les maisons s’avèrent être les grandes gagnantes des mouvements post-COVID. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur voit ses prix progresser le plus vite sur un an, à +15,5% pour les maisons (dont le prix moyen au m² s’établit à 4270€) et +10,8% pour les appartements (4508€ le m²). Inversement, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne-Franche-Comté présentent des hausses relativement modérées comprises entre 7 et 7,3% pour les maisons et entre 4,7 et 5,3% pour les appartements.
Ces évolutions creusent encore les écarts entre les régions : le prix moyen au m² d’une maison est de 1.561€ en Bourgogne-Franche-Comté quand il est de 4.270€ en PACA. Un appartement s’achète en moyenne 2.092€ le m² dans le Grand-Est quand il fait plus du double (4.508€ le m²) en PACA.
Perspectives
Avec une inflation à 5,2%, la question du pouvoir d’achat va devenir prépondérante dans les prochains mois, tout comme le « reste à vivre » des ménages que vont prendre en considération les banques pour valider ou non les demandes de crédit.
« Même si les taux d’intérêt restent bas, c’est sans aucun doute ce facteur qui va peser le plus lourdement sur la dynamique du marché immobilier. Dans ce contexte, la hausse des prix devrait ralentir et la tendance à plus de modération observée sur les tout derniers mois se poursuivre. Comme souvent le marché des transactions s’adaptera en s’auto-régulant sur le fameux principe des vases communicants entre volume de transactions et prix au m². En toute hypothèse, une accalmie significative sur les prix est souhaitable et souhaitée. »
Century 21
