<p>Photo SDH/LPI</p>
Avant le congrès de l’USH qui se tiendra cette semaine à Lyon, les élus de toute la France ont signé, dans le JDD, un appel à la régulation du foncier pour faire face à la crise du logement.
Avant le congrès de l’USH, auquel participera le ministre Olivier Klein, des élus de gauche de toute la France ont signé, dans le JDD, un appel à la régulation du foncier pour faire face à la crise du logement.
Cet appel a été signé par certains élus du territoire de la Métropole de Lyon, dont Renaud Payre, vice-président à la Métropole de Lyon, Raphaël Michaud, adjoint au maire de Lyon ou encore Agnès Thouvenot, adjointe au maire de Villeurbanne. Certains d’entre eux avaient déjà alerté sur cette problématique, dont Renaud Payre à l’occasion de l’inauguration de Cosmopolis et Arch et devant les promoteurs, mais aussi Cédric Van Styvandael, lors de la même inauguration, mais aussi à l’occasion de la visite presse des Gratte-ciel.
Pour eux, « le droit à la ville est menacé plus que jamais tant une spéculation inédite transforme aujourd’hui les logements en actifs financiers. C’est un constat qu’il ne faut plus ignorer : la logique du logement confondu avec le profit exclut une part de plus en plus importante de la population ».
Pour les villes, cette financiarisation affecte la vitalité économique des territoires, « les employeurs et nos services publics n’arrivant plus à recruter face à l’incapacité à se loger ».
De la responsabilité de l’État d’user de son pouvoir de régulation
Les collectivités rappellent dans cette tribune qu’elles ont, certes, lancé des actions volontaristes en urbanisme et politique foncière pour permettre de contenir les prix, mais qu’ « il est de la responsabilité de l’État d’user de son pouvoir de régulation ».
Pour les élus, les services de l’État doivent jouer un rôle essentiel pour lutter contre la spéculation foncière. Ils demandent donc « une révision des politiques nationales de défiscalisation de l’investissement immobilier dans les marchés tendus », mais aussi « de systématiquement plafonner le prix du foncier dans les zones tendues ». Selon eux, il s’agit « de créer un encadrement réglementaire et légal du prix du foncier, notamment pour s’attaquer aux effets d’aubaine d’un petit nombre de propriétaires fonciers ».
