<p>(SDH/LPI)</p>
C’est ce que projettent les notaires, qui ont fait part ce lundi de leur note de conjoncture immobilière trimestrielle. En 2022, les prix des appartements anciens ont nettement progressé dans les villes d’Auvergne-Rhône-Alpes, excepté à Lyon, où ils ont subi une légère érosion.
Les notaires de France ont fait part ce lundi de leur note de conjoncture immobilière trimestrielle. Celle-ci a révélé les chiffres de l’immobilier français à la fin de l’année 2022, mais aussi le volume de transactions de logements anciens en cumul sur 12 mois en France à fin février.
Celui-ci s’établit à 1.083.000 transactions (hors Mayotte) à fin février 2023. Depuis août 2021, les volumes se contractaient, après une période haussière extrêmement concentrée et exceptionnelle. Le niveau observé à la fin 2022 était ainsi identique à celui constaté juste avant la crise sanitaire. La décrue du volume de transactions était de l’ordre de -5,5 % sur 12 mois depuis l’été 2022. Il atteint désormais -8,1 % sur un an à fin février.
Accélération de la décrue des volumes
Les notaires constatent toutefois une accélération de la décrue des volumes, qui leur fait anticiper une baisse des transactions dans les prochains mois jusqu’à repasser sous une barre symbolique.
« La baisse s’est subitement accélérée, traduisant le ressenti des notaires sur un début d’année profondément calme. À ce rythme, le volume de transactions pourrait repasser sous la barre du million à la sortie de l’été. Il est d’usage de croire que l’année immobilière se fait au printemps. Cette assertion risque fort de s’avérer erronée au regard du contexte inflationniste et de hausse des taux qui impacte le marché immobilier, corrélativement à un marché du neuf en plein marasme sans perspective actuelle de redémarrage. Rappelons également que, dans ce contexte, vient s’ajouter la rénovation énergétique obligatoire des logements dont le financement peut interroger. »
Notaires de France

Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous
