<p>Olivier Salleron lors de la conférence de presse du 13 septembre 2023 (Capture FFB)</p>
Dans un communiqué, la fédération française du bâtiment a exprimé son inquiétude sur la mise en place de la responsabilité élargie du producteur dans le secteur du bâtiment.
La fédération française du bâtiment (FFB) a, dans un communiqué, exprimé sa vive inquiétude sur la mise en place de la responsabilité élargie du producteur (REP). La mise en place de la filière REP dans le secteur suscite, selon la FFB, « un fort mécontentement des artisans et entrepreneurs de bâtiment, qui se transforme progressivement en un rejet massif du dispositif ».
Trois sujets cristallisent cette colère, à savoir la non-effectivité de la reprise sans frais, le traitement d’exception réservé au verre plat et enfin l’absence, accentuée par un contexte d’inflation et de crise historique du logement, de visibilité sur les montants des éco-contributions qui s’appliqueront sur les produits achetés pour les chantiers de 2024 et qui doivent être intégrés dès aujourd’hui dans les prix.
Accélérer le déploiement du maillage territorial
Sur le front de la reprise sans frais des déchets triés, même si tout le monde est conscient de la nécessaire progressivité, les professionnels payent une éco-contribution sans que le système de collecte ne commence à être véritablement opérationnel, particulièrement dans les zones rurales et pour les déchets non inertes. La complexité des modalités de reprise imposées qui diffèrent entre les éco-organismes, accentue en outre cette frustration.
La FFB demande donc à accélérer le déploiement du maillage territorial en points de reprise des déchets que la collecte soit mise en place sans délai sur les chantiers et en entreprise, solutions qui aujourd’hui sont mises au second plan par les éco-organismes. L’organisation réitère « sa demande d’une communication officielle des évolutions des éco-contributions sous un préavis minimum de neuf mois afin que les entreprises et artisans puissent les intégrer dans les devis qu’ils remettent aujourd’hui pour des chantiers qu’ils exécuteront en 2024 ».
« Sur le terrain, le raccourci est que l’on paye désormais une nouvelle taxe (dont le montant pourrait être multiplié par 3, 5 ou 10 l’an prochain) sans vrai service en retour. Il est absolument indispensable de se remettre autour de la table avec le gouvernement pour trouver des solutions visant à rendre le système plus efficace en maîtrisant les coûts. »
Olivier Salleron, président de la FFB
