Une note du Conseil d'analyse économique (CAE) publiée ce mercredi a de nouveau questionné la fiabilité de l’actuel DPE. Celui-ci ne correspondrait, selon celle-ci, pas à la réalité à la consommation réelle des logements.
Une note du Conseil d'analyse économique (CAE) publiée ce mercredi a de nouveau questionné la fiabilité de l’actuel DPE, qui avait déjà été réformé en juillet 2021. Depuis cette date, le diagnostic s'appuie uniquement sur les caractéristiques physiques du logement pour jauger la consommation au m², et non pas sur la réalité des consommations.
Dans sa note, le CAE souligne que « la prédiction de consommation énergétique indiquée par le DPE peut différer de la consommation réelle des ménages ». Il avance deux raisons principales. Première raison : la consommation théorique calculée par le DPE et la consommation réelle peuvent selon lui différer « car la première n’incorpore pas les comportements des ménages ». Les ménages peuvent en effet répondre à une plus grande performance énergétique de leur logement en modifiant leur comportement de consommation, ce qui est nommé effet rebond. La CAE admet que le DPE « n'a certes pas vocation à modéliser la consommation réelle mais bien la performance des logements », mais il est cependant essentiel de prendre en compte la réponse comportementale pour quantifier le gain attendu de la rénovation.
Deuxième raison avancée par le CAE : « le modèle sous-jacent au DPE peut être un prédicteur imparfait de l’efficacité énergétique, ce qui peut conduire à surestimer les gains théoriques de la consommation hors ajustement ». S’il peut y avoir un écart plus ou moins important entre consommation réelle et consommation théorique du DPE, toute la question est, selon le CAE, « de pouvoir apprécier son ampleur ». Il faut ainsi pouvoir disposer de données liant étiquette DPE des logements et consommation d’énergie.

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