(INSEE)
L’INSEE Auvergne-Rhône-Alpes a fait part ce mardi de son étude sur la construction dans la région.
L’INSEE Auvergne-Rhône-Alpes présentait ce mardi son étude sur la construction dans la région, laquelle n’avait pas été réalisé depuis plus de 10 ans. Pourtant, le secteur est particulièrement important pour l’économie du territoire, avec 6% de la valeur ajoutée régionale. Le poids de la construction dans l’économie régionale demeure plus élevé qu’au niveau national. La construction agglomère trois sous-secteurs au sens de l’institut statistique : la construction de bâtiments, le génie civil et les travaux spécialisés.
192.100 salariés
Le secteur dans son ensemble demeure en crise, n’ayant nullement échappé à la crise du logement constatée partout en France depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Dès 2022, la hausse de l’inflation découlant de l’évènement avait fait s’envoler les taux, et remis en question nombre de projets immobiliers, sur tous les segments.
Sur le front de la construction, le nombre de logements autorisés et commencés est actuellement à un plus bas historique depuis 25 ans, et les projets de locaux non résidentiels sont en baisse. Seuls les travaux de construction spécialisés constituent un pilier structurel et un amortisseur conjoncturel du secteur.
Ceci a un impact sur l’emploi. En Auvergne-Rhône-Alpes, les effectifs salariés de la construction ont ainsi diminué légèrement depuis 2022. Sur ce front, 192.100 salariés étaient présents dans le secteur au quatrième trimestre 2025, avec une certaine dispersion géographique.
«Cette part varie fortement selon les zones d’emploi : elle est maximale (plus de 8 %) dans la Maurienne, la Plaine du Forez, la Tarentaise, ainsi qu’à Ussel et Tarare. À l’inverse, elle est la plus faible (moins de 5 %) à Montluçon, Moulins, Issoire, Grenoble et Oyonnax.»
INSEE
En Auvergne-Rhône-Alpes, la valeur ajoutée du secteur atteignait 17,3 milliards d’euros en 2023, soit 6,4% de la valeur ajoutée régionale, près d’un point de plus qu’au niveau national. La construction contribue ainsi davantage que le transport, les activités financières et d’assurance ou l’hébergement-restauration. Mais elle reste néanmoins derrière l’administration, le commerce et l’industrie manufacturière. La région compte 34 900 établissements dans la construction, soit 11,7% des établissements régionaux.
Des mises en chantier qui peinent à redémarrer
Dans un contexte de fort recul des autorisations et des mises en chantier jusqu’en 2024, la construction de logements, elle, se replie, comme en attestent les statistiques de mises en chantier au niveau régional que Lyon Pôle Immo suit chaque mois.
«La baisse des autorisations de logements se répercute sur les mises en chantier. Dans la région, 32.900 logements sont commencés en 2024, contre 50.700 deux ans plus tôt, soit 35,1 % de moins. Au niveau national, la diminution est comparable (-33,9 %). En 2025, la reprise reste limitée dans la région : le nombre de mises en chantier augmente de 0,9 %, pour atteindre 33.200 logements commencés en fin d’année.»
INSEE

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